Le 01/02/08, Alain D. nous a suggéré :
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Est-ce que le fait même qu'une religion soit révélée ne porte pas en soi le totalitarisme à venir ? A mon sens, le vice initial, c'est la transcendance. Dès qu'une doctrine accède au sacré, qu'elle échappe à la possibilité de la critique humaine parce que sa faillibilité est exclue, le totalitarisme suit.
Il semble que l'apparition d'une doctrine non sacrée ne se soit produite qu'une fois dans l'histoire.
Il semble que l'apparition d'une doctrine non sacrée ne se soit produite qu'une fois dans l'histoire.
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Le 03/02/08, Bertand V. a re-pondu :
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Je ne suis pas persuadé que quelque religion que ce soit porte en elle-même des principes comme le totalitarisme.
J'ai une vision très "Darwinienne" des choses ; les religions qui ont "pris le pouvoir" sont celles qui ont évolué vers un totalitarisme, les autres n'ont pas eu la place de se développer...
Le Christianisme lui-même est passé par une dure phase en contradiction avec nombre de ses principes, si tel n'avait pas été le cas il serait réduit à l'état d'une secte sans pouvoir. C'est quelque part triste à dire, mais dans la "lutte" entre Christianisme et Islam, le côté le plus sombre des musulmans est aujourd'hui celui qui participe le plus au développement de l'Islam.
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Le "sacré" et la transcendance ne sont pas totalitaires en eux-même, ou alors toute valeur en laquelle on croit est totalitaire ; christianisme, mahometisme, capitalisme et communisme dans le même panier !
C'est l'appropriation et l'exploitation "non sacrée" qui en est faite par des hommes à leur profit qui aboutissent au totalitarisme. Le profit individuel, affiché ou non, est le véritable ferment de la dictature, l'Inquisition a été le pouvoir et l'argent pour quelques uns, pas une dynamique humanitaire de "bonheur forcé" généralisé. Vouloir le bien des autres contre leur opinion n'est pas totalitaire en soi. C'est le pouvoir individuel que certains prennent et les actions qui en découlent à leur profit qui font basculer vers l'autoritarisme puis la dictature.
Le "bonheur forcé" imposé par un esprit supérieur n'est qu'un prétexte analgésique et cache-mensonge.
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