Quand chat nous tiens...

samedi 18 août 2007

Mon école rêvée

Claude, certes les économistes sont de grands mathématiciens capables de calculer beaucoup de chose, et je suis bien heureux que tu reconnaisses le rôle des maths !
Mais tu sais aussi qu'on peut souvent prouver par le calcul tout et son contraire... Et qu'il est dommage que les économistes ne puissent appliquer la solution miracle qu'ils détiennent... Mais peut-être est-ce tout simplement parce qu'il y a aussi des positions opposées chez "les économistes" et qu'ils ne détiennent pas de solution miracle !

Reste le problème que, comme tu le dis si bien, cela ne marcherait pas si tout le monde faisait cela en même temps, ne serait-ce que parce que le "dynamisme" des écoles privées vient en bonne partie du contexte qui englobe l'école publique, si toutes les écoles étaient privées elles finiraient par rencontrer les mêmes problèmes que l'école publique. Tout le monde ne peut pas appartenir à "l'élite" ou alors ce n'est plus une élite. Ta preuve est donc bien "incroyable" et je n'y crois pas...
Mais quand tu dis que, même sur ses corps de métier, l'état est incapable de fournir une prestation correcte, je pondèrerai les choses en disant qu'il fournit une prestation "perfectible" en sachant qu'elle a un côté "correct" puisqu'on ne vit pas si mal en France, en tout cas mieux que dans de nombreux "ailleurs". Et cela même s'il faut rationaliser à mon avis également !
En définitive, concernant l'enseignement, je ne lis pas trace de soupçon d'élément de réponse à mes questions sur l'organisation de l'école !

N'y aurait-il pas de réponse évidente ? L'ordre de calcul, quels besoins à satisfaire donc quels moyens à mettre ne serait-il pas le bon ordre de calcul, mais vaut-il mieux calculer combien de chômeurs à faire travailler et donc quels besoins à créer éventuellement ? Cette réflexion sur qu'est-ce qui est cause, qu'est-ce qui est effet n'est-elle pas fondamentale ? N'est-ce pas par manque de ce fondement que les débats tournent souvent autour de stériles discussions de chiffres ?

Ci-dessous mes éléments de réponses, en sachant qu’ils n’ont rien de « définitifs » puisque le sujet est difficile. Je vous laisse le soin de calculer les besoins en nombre de profs…

* Combien d'élèves au max. par classe ? 20 à 30 maxi. Suivant les classes, leur niveau, leur population.
* Quel taux de surveillants par élève ? 1 pour 50 élèves, également suivant le type de population, et en sachant que leur activité ne se résume pas à de la "surveillance" pure et dure.
* Combien d'heures de cours par semaine un élève doit-il suivre ? 20 à 25 heures, hors sport et activités diverses.
* De combien de bacheliers avons-nous besoin ? et de docteurs ? et Énarques ? Bacheliers = ¾ d’une classe d’age maxi. mais avec valorisation importante des autres filières. Combien d’Enarques ? Il parait qu’on nous envie l’ENA, mais le problème n’est pas tant « combien d’énarques » que « quel pouvoir leur donner ». En sachant que le principe de sélection même, qui s’applique aux élites, sélectionne non seulement les capacités purement « intellectuelles » mais sélectionne surtout par effet parasite certaines qualités « humaines » pas toujours très humaines…
* L'école doit-elle être obligatoire jusqu'à 16 ans ? Oui.
* Ne faut-il pas supprimer les maternelles et les remplacer par des crèches ? Surtout pas.
* A-t-on vraiment besoin d'un remplaçant en cas d'absence d'un prof ? Oui, c’est ce que réclament tous les parents d’élèves qui travaillent, même la plupart de ceux qui crient au scandale du nombre excessif de profs !
* Un lycée a-t-il besoin d'un directeur et de tout plein d'administratifs qui ne servent à rien ? Bien évidemment.
* La formation des formateurs sert-elle vraiment à quelque chose ? Un prof devrait consacrer au moins 15% de son temps à sa formation continue.
* L'égalité sociale doit-elle passer par l'école ? C’est un fait incontournable, lié à l’obligation de l’école !

mardi 7 août 2007

Egalité devant les soins... Morceaux choisis

Bertrand vs Claude
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B: Chaque système a ses profiteurs, c'est à peu près inévitable. La question à se poser est plutôt, combien de profiteurs et qui sont-ils pour un système donné.
Le système de soins français est basé sur un principe de solidarité et pas du tout d'égalité. On peut toujours le remettre en cause mais pour le moment c'est son principe de fonctionnement.
Il n'y a pas égalité face à la maladie, les français ont jusqu'alors toujours trouvé moral que ceux qui ont la malchance d'être malades soient "secourus" par les bien-portants, qui ont alors la "malchance" de devoir payer pour les malades. Le soi-disant principe d'égalité qui veut que les malades payent, comme c'est d'ailleurs de plus en plus le cas pour les assurances ou les "malchanceux" payent plus que les autres, ce soit-disant principe égalitaire est en fait un dévoiement complet du système mutualiste basé sur la solidarité, c'est un choix de société, en aucun cas une obligation.
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Revenons maintenant aux "profiteurs" ; on ne voit et parle que d'eux, mais combien sont-ils exactement ? et quelles finances sont ainsi détournées ? Je ne connais pas les chiffres mais je ne suis pas sur que grever le budget de dix petits vieux déjà limite financièrement sous prétexte qu'un jeune con profite du système soit un choix beaucoup plus moral que de considérer le jeune con comme un mal nécessaire. En plus le jeune con est-il si riche que cela ou se contente-t-il de "vivoter" aux frais de la princesse ?
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Dans le cas d'un système "égalitaire" les malades et les malchanceux vont payer, mais qui va en profiter ? D'autres malades et malchanceux sans le sou ? Non, plutôt les organisateurs du système qui ne sont en général pas dans le besoin. Les "détournements" sont beaucoup plus insidieux, par exemple le profit des sociétés d'assurances va augmenter, et au profit de qui ? Je vous laisse deviner... Ainsi la majorité silencieuse des pauvres cons bien portants va en fait continuer à payer, persuadés qu'ils sont de financer un système mutualiste alors qu'ils financent de fait un système purement capitaliste.
Est-ce vraiment plus moral ? Il s'agit bien d'un choix de société, pas d'autre chose, mais puissions nous faire ce choix en connaissance de cause et pas seulement sur la bonne parole de quelques profiteurs de haut vol qui crient au loup pour le bienfait de leur portefeuille. Est-il humainement plus juste que les "faibles" spolient les "forts" ou que les "forts" profitent des "faibles" ?
Quant aux principes économiques du libéralisme dont le rôle est de "réguler" le marché ils ne peuvent s'appliquer dans le cas de choix "mutualistes".
Une économie de solidarité n'est pas une économie libérale elle doit trouver d'autres principes régulateurs que la simple "concurrence". Se contenter de voir dans la "santé" un simple marché financier truandé par quelques honteux profiteurs de bas étage est un raccourci qui ne me semble pas propice à une bonne réflexion sur comment organiser ce système et comment limiter les abus.
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En résumé, nous sommes bien d'accord, le système actuel, s'il se veut "juste", n'est en aucun cas "égalitaire"... Et il ne doit pas l'être !
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C: Les choses sont très simples en fait : un système génère trop de profiteurs dès lors qu'il dissuade ceux qui paient. A quoi je vois que le système français est plus mauvais que ceux des allemends, des anglais, des irlandais ou de ceux des pays du nord ?

A ces quelques chiffres simples :
- 1 patron par jour quitte le pays
- la fuite fiscale française est telle que le manque à gagner pour le gouvernement est énorme au point de devoir au plus vite ce que l'on appelle "la compétivité fiscale" de notre pays ! C'est là l'origine de la réforme du gouvernement et des mesures qui garantissent que les contrôles fiscaux ne seront pas rétrospectifs (ou que sur quelques années) en cas de rapatriement des fortunes évadées....
- M.Bon l'avait annoncé à l'époque lorsqu'il dirigeait l'ANPE : 33% des chômeurs ont un comportement "rationnel" et ne cherche pas à travailler au risque de perdre leurs avantages ou de retrouver un ratio travail/salaire moins favorable ! Bénéficier des aides est devenu une industrie totalement improductive car cela plombe l'économie réelle !
- alors que l'Angleterre a le même PIB (légèrement supérieur que le notre) et la même population, la france crée au moins 3 fois moins d'entreprises chaque année, et parmi celles qui sont créees, les entreprises anglaises sont bien plus nombreuses à survivre. Tout cela à cause de charges sociales, de protection, de mutualisation pour payer les chômeurs, les marginaux, les inadaptés qui tuent l"initiative individuelle et les emplois !

Je rajouterai juste que pour toutes ces raisons, l'état est ruiné, l'économie molle, le niveau de chômage record...

Avec tous ces chiffres, je suis intimement persuadé que notre système est mauvais. Je ne comprends d'ailleurs pas comment, dans un pays asphyxié par l'état et les charges, on puisse ne pas être social-démocrate ou libéral !

Certains candidats parlaient de hausse des impôts et d'une non diminution des effectifs de la fonction publique. Je ne citerai pas des noms mais c'est tout simplement scandaleux
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B: Hélas Claude, tu as une vision un peu "simpliste" des choses. La réalité n'est malheureusement pas aussi tranchée.
* L'existence de Paradis Fiscaux et la déloyauté de ceux qui quittent leur pays pour ces « Paradis » est-elle vraiment un signe que les pays qui ne sont pas des paradis fiscaux sont mal organisés ? Certainement pas, s'il n'y avait que des paradis fiscaux le monde irait bien mal, ces pays là ne vivent que parce qu'il y a d'autres pays à exploiter. De la même façon tout prédateur ne peut vivre que s'il a des proies, aucun écosystème ne peut survivre si le rapport prédateurs / proies est trop important, et on peut toujours penser et affirmer avec tous les arguments possibles que les prédateurs sont bien meilleurs et plus évolués que les proies cela n’y change rien !
* Tu mélange le problème du chômage et celui de la santé. Même si le traitement de l’emploi est du type « mutualiste » en France, il n’y a pas nécessité à tout mélanger. On peut très bien modifier l’équilibre SMIC / RMI sans supprimer le RMI et, surtout, sans taxer les boîtes de médicament ! Ou as-tu vu que la taxe sur les médocs sert aux chômeurs ? Cette taxe est prévue pour lutter contre le ramollissement des cervelles, cela serait-il très utile…
* Qu’attends-tu pour émigrer en Angleterre si c’est un tel paradis ? L’invasion du continent par des Saxons ne serait-elle que le fait de cerveaux ramollis qui n’ont pas conscience de vivre dans le pays le plus génial ? Je manque de chiffre pour comparer objectivement les conditions de « vie » des sociétés Françaises et Anglaises mais je ne suis pas sur que le nombre de sociétés créées soit le seul indicateur pertinent.
* Le choix d’augmenter impôts et effectif des « travailleurs de l’état » est un choix de société, trouver ce choix « scandaleux » est un jugement malheureusement assez peu « scientifique », si un système était vraiment meilleur que l’autre ça se saurait. Le « catastrophisme » est un point de vue comme le verre à moitié vide est un point de vue, ce n’est pas une justification, ni cartésienne, ni systémique. Trouver que le verre qui n’est qu’à moitié plein peut encore être rempli est une chose qui n’implique pas un unique moyen de remplissage, ainsi je ne dis pas que tout est parfait et je pense qu’il y a de nombreuses choses perfectibles dans notre société, mais il n’y a pas qu’un moyen d’y arriver.
En bon « systémique » je dirais même que la cohabitation de plusieurs points de vue est aussi une richesse et qu’une analyse raisonnée et sans idéologie est une bonne base pour avancer.
En résumé, ne nous laissons pas aveugler par les arbres des chiffres qui cachent la forêt de notre société ! Toi, aveuglé par les chiffres ?
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C: Augmenter les impôts devient scandaleux à partir du moment où l'effet est contreproductif : sauf à interdire aux riches et aux actifs de quitter les lieux et de les forcer à travailler pour les autres contre leurs gré, à partir du moment où le niveau des impôts fait baisser le niveau des impôts perçus par le gouvernement, c'est que le système est allé trop loin.
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C'est très simple : on ne peut pas aider les privilégiés et les pauvres sans l'accord de ceux qui sont tondus pour cela...
Le seul aspect scientifique de la chose est hélas l'efficacité.
Sincèrement, je ne comprends pas les gens qui défendent un système qui échoue...
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B: Hélas, les privilégiés n'attendent pas vraiment l'accord des tondus, quant aux pauvres il ne sont que les "jouets" du système.
Que l'on puisse estimer le niveau des impôts trop élevé, certes, mais n'oublie pas que les réactions de la plupart de nos compatriotes par rapport aux impôts sont plus du type épidermique que du type raisonné. De plus, entre les impôts directs et les impôts indirects il n'est pas toujours évident de faire la part des choses. Et puis le plus important n'est pas tant le montant des impôts que leur utilisation. Même l'incroyable Bush junior ne s'en sort pas avec sa baisse des impôts. Le fonctionnement de l'économie est basé sur des interactions subtiles et il est toujours risqué d'en modifier l'équilibre ; il est aussi difficile de faire décroître les impôts que de les faire croître.
Tous les pays qui ont vécus des changement brutaux se sont retrouvés dans la m... (URSS, Allemagne de l'Est, Irak, Afghanistan, etc. etc.) Cela dit je ne milite pas pour la hausse des impôts, je pense juste que tes réactions sont un peu démesurées et se focalisent sur un point qui ne mérite pas autant d'attention. La société s'organise d'abord, avec ou sans état, avec ou sans service public. Le montant des impôts va dépendre de ces choix de société, pas le contraire.
Bats-toi pour la suppression des services publics et pour les privatisations d'EDF, des Régions, du Ministère des Finances, etc. si tu juges cela bon pour le pays. La réduction des impôts viendra alors naturellement. A moins que tu ne préfères te battre pour une amélioration de la productivité de services publics sociaux-démocrates sans pour autant les fermer ? La baisse des impôts pourrait alors se pratiquer...

dimanche 5 août 2007

Chat Percho 9 - Du Sarko

Ma chronique vespéro-matinale :

Ah ça ira, ça ira… :


Ce soir-matin, petit amusement entre amis pour le plaisir de Claude ou comment faire la biopsie (étymologiquement = « Regard sur la vie de ») de l’Omo « Karcher » Niquo-Laïus Sarkomozus :
Gamin malicieux aux frasques redoutables et à la naïveté touchante, le Petit Nicolas est né en 1956. Son succès fut immédiat et il embraya avec le n° 1 de Pilote dès 1959. Il eut même droit à une parution exceptionnelle dans le numéro de Noël 1963 du journal « Elle ».
Zut, excusez-moi, je me suis trompé de petit Nicolas, celui-là c’est l’enfant de Goscinny et Sempé. A peine moins médiatique…

Bon, reprenons avec la vie du vrai Petit Nicolas, l’autre c’est qu’un copieur, la preuve il est né après…

> 28 janvier 1955, naissance du petit Nicolas Sarkozy à Paris XVIIe. Quand il était petit, il était déjà petit... et second puisque c’est le deuxième fils de Paul Sarkozy de Nagy-Bocsa, aristocrate hongrois exilé en France (ah ça ira, ça ira), devenu publicitaire (déjà une famille dans la com.) et de Andrée Mallah (Barre ?), alors étudiante en droit. C’est probablement ce jour là qu’il a décidé de devenir le premier.
> 1959, Le grand Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal et laisse cette pauvre, pauvre Andrée reprendre ses études de droit qu’elle avait abandonnées. Elle devient avocate au barreau de Nanterre pour subvenir aux besoins de ses enfants. C’est bien, avocat ça subvient bien, surtout à Neuilly. Nico est déjà marqué par un divorce !
> 1967, le petit Nicolas redouble sa sixième au lycée public Chaptal de Neuilly. Il n’a jamais été fort en maths, lui…
> 1968 , le petit Nicolas entre au lycée privé Saint-Louis de Monceau, l’aurait-on privé de manif. ? Il y obtient son bac B en 1973. Ouf, nous n’avons pas un président matheux mais un économiste !
> 1973, la famille Sarkozy s’installe à Neuilly sur Seine. Retenez bien… Neuilly…
> 1974, ça y est c’est parti, le marathon a commencé. Le petit Nicolas adhère à l’Union des Démocrates pour la République et milite en faveur de Jacques Chaban-Delmas. Un jacques déjà !
> 1976, adhésion au RPR sous le parrainage de Big Fernandel, parfois appelé « Charles Pasqua ». Qui a dit que le patron des Hauts de Seine était un excellent formateur en embrouilles de tous genres ?
> 1978, Petit Nico obtient une maîtrise de droit privé à Paris X et part effectuer son service militaire. Lui, faire du droit public ? Vous n’y pensez pas !
> 1979, il est reçu à « Sciences-Po » Paris et envisage une carrière de journaliste. Merde, c’est raté !
> 1980, Little Nike devient président du comité de soutien des jeunes à l’élection de Grand Jacques.
> 1981, P.N. futur N.S. obtient son CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat) et un DEA de sciences politiques. Il est embauché par l’avocat Guy Danet. Il deviendra le meilleur avocat de sa propre grande cause bien à lui.
> 23 septembre 1982, Mariage de P.N.-N.S. avec Marie-Dominique Culioli, la fille d’un pharmacien corse. Son témoin n’est autre que Charlie « Pasqua », dit « le corse ». Marie-Dom. apprendra vite qu’il n’y a pas qu’en pharmacie que l’on trouve d’amères potions.
> 1983, N.S. (Neuilly Sauveur) succède à Achille Peretti au poste de Maire de Neuilly. C’est tonton Charly-belle-gueule, par ailleurs favori au départ et qui se remet d’une hernie qui doit être Heu-reux ! Mais on sait bien qu’en politique les amis c’est par derrière qu’on les apprécie.
> 1985, naissance de son premier-né Pierre, futur P.S...
> 1987, naissance du puîné Jean. 20 ans cette année, quelle belle famille !
> 1989, le syndrome Papa Popaul frappe, Niko divorce pour refaire sa vie avec Cécilia Ciganer-Albeniz, l’attachée parlementaire de René Touzet, sénateur de l’Indre. La politique mène à tout !
> 1993, Petit Niko est élu député de Neuilly, puis nommé ministre du budget dans le gouvernement Balladur. Lors de la prise d’otages de la maternelle de Neuilly, retenez bien ce nom, il négocie directement avec le forcené, un monstre cagoulé, armé d'un pistolet, d'une charge d'explosifs et avec 21 enfants en otage. Toutefois, Big Little Niko parvient à ressortir de l’école avec un enfant dans les bras, et pourtant il n’avait pas mis la tenue moulante qui sied si bien aux hyper-héros dans l’exercice de leur fonction. Pendant ce temps, Éric Schmitt, alias « Human Bomb », un informaticien dépressif, se fait gentiment descendre par le RAID. Vraiment très fort ce Niko…
> 1995, bémol toutefois, Niko parie sur
Edouard Balladur qui se rétame en beauté et ne passe pas le premier tour, la carrière politique d’Edouard est foutue et Niko grillé momentanément dans les cercles chiraquiens.
> 1996, Petit Niko épouse Cécilia Cigale-machin-benite après 7 ans de concubinage. Il a cette fois ci pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. On a les témoins qu’on peut… Ou qu’on veut quand on peut !
> 1997, naissance du demi-frère Louis. Héritera-t-il d’un sixième de part ?
> 1999 Sharky est brièvement élu président du RPR, fonction dont il démissionne après la branlée des européennes. Il se retranche alors pour écrire un livre : Libre. Vraiment ? A pu politik ?
> 2002, ouf, on a eu peur. Little Niko the return. Il soutient Jacquot lors des présidentielles, avant d’être nommé ministre de l’intérieur sous Raffarin. Il prône la « tolérance zéro » et fait de la sécurité sa priorité. Sa fermeté et sa politique répressive, conjuguée avec celle de Gilles de Robien, parviennent à faire enfin chuter le nombre d’accidents de la route. Ca ne s’invente pas et les français peuvent enfin dormir en paix.
> 2003, Niko « Radar-man » est l’un des principaux architectes de la loi sur la sécurité intérieure : Par cette loi du 18 mars 2003[], complétée par la Loi Perben, le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier, faut bien protéger les copains), et laissé au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies[]. Cette loi a permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM, d'étudiants anti-CPE. Les personnes refusant de se laisser ficher risquent jusqu'à 15 000 euros d'amende et un an de prison. Voilà une idée pour lutter contre le déficit, et ne dites pas qu’on « s’en fiche » ! Dans un autre domaine, malgré ses liens familiaux corses, sa politique dans l'île est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle il s'était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003. Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille de ce référendum. Il est à noter que les familles Colonna et Culioli-Sarkozy ont été et sont toujours amenées à se côtoyer. Mais c’est vrai que c’est dégueulasse de s’attaquer à la famille…
> 2004, Petit Niko est nommé ministre de l’économie, des finances et de l’industrie dans le troisième gouvernement de Raffarin, poste dont il démissionne selon les vœux du chef de l’état (pasque lui Niko, il aurait bien continué…), après avoir été élu président de l’UMP avec 85,1% des voix. Il est également élu conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine Nord et président du conseil général des Hauts-de-Seine. Sa brosse à reluire est toute usée mais il en achète une autre.
Au niveau industriel, il fait passer la participation de l'État de 50,4 à 41 % du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe
Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi / Aventis face à Novartis. En immiscant l'État français dans le marché aux dépens d'intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom), il irrite les dirigeants allemands. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords sont cependant contestés lors de leur signature par les syndicats, puisque selon eux, ils auront pour conséquence la réduction de postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007.

Un p’tit bilan ;
* Réduction selon le ministre de 2 % en moyenne du prix des articles vendus en grandes surfaces. Selon l'observatoire professionnel ECR-IRI, les prix ont baissé effectivement de 1,76 % de juin à novembre 2004, « reflétant visiblement l'accord de baisse de 2 % des prix des grandes marques conclu en juin ».
* Exonération temporaire des donations jusqu’à 20 000 euros à chaque enfant et petit-enfant pour relancer la croissance (mesure du 10 juin 2004 au 31 mai 2005). Cette mesure a été finalement prolongée et amplifiée jusqu'au 31 décembre 2005.
* Engagement à ne pas privatiser EDF-GDF : « Il n’y aura donc pas de privatisation d’EDF ni de GDF [...] Voilà la réalité des choses, la réalité incontournable. ». Un an plus tard, le ministre de l'Économie du gouvernement Dominique de Villepin (dans lequel il est ministre de l'Intérieur), cherche à céder des parts de GDF en vue de sa fusion avec Suez, et Niko, en tant que chef de file de l'UMP ne donne pas d'instruction contraire à ses parlementaires.
* Vente d'une partie des réserves d'or de la banque de France, ainsi que de possessions immobilières.

> 2005, Petit Niko « only number two » est nommé ministre de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire, il cumule ainsi poste ministériel et présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible. Il conserve également la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Lors des émeutes d’octobre à la Courneuve, il applique sa politique de « tolérance zéro » pour ramener l’ordre, quitte à fédérer contre lui les partis d’opposition et les journalistes de nombreux médias, tandis que 68% des français approuvent son action. Fort de son bon droit, il reproche alors au ministre délégué à la « Promotion de l'égalité des chances »,
Azouz Begag[, de vouloir nettoyer les banlieues au Karcher. Gros scandale et démission d’Azouz. Pourtant l’eau sous pression ya rien de mieux, pauvre Be-gag, mais Niko reste très cohérent, pas de pauvre au gouvernement ! Vous me direz que bizarrement il n’y a pas eu d’émeutes à Neuilly, je vous répondrai que Neuilly Sauveur a bien œuvré pour protéger ses administrés, il y a interdit les HLM. Voilà l’idée qu’elle est bonne, plus de pôvres plus de problèmes, que Le Pen aille se rhabiller. Merci Niko de nous protéger au passage contre Jehan-Marie. En septembre 2005, Notre Sécurity-man incite les préfets à la fermeté contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des « Français », en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux, bref, dehors la racaille de premier niveau ![
> 12 juillet 2006, Petit Niko inaugure à 51 ans son double au musée Grévin. Enfin une information utile ! On sait maintenant que le budget « Grévin » sert à quelque chose… Si vous le voyez, appelez-le « Cire » ça lui fera toujours plaisir…
> 14 janvier 2007, mise en route de la machine à gagner, l'UMP, réuni en congrès exceptionnel, désigne à 98,1% des voix, Nicolas S. comme candidat du parti pour les prochaines élections présidentielles. Son slogan de campagne "Ensemble tout devient possible".
> 6 mai 2007, à 20h, Nicolas S. est officiellement déclaré vainqueur de l'élection présidentielle avec près de 53% des suffrages. Il devient le sixième président de la Vème République. On peut en conclure qu’il ne sera probablement pas le cinquième président de la VIème République.

Un peu de médisance, des fois ça fait du bien :


Sa politique :
Atlantiste et libéral, Little Niko mêle sans complexe libéralisme économique et idéologie sécuritaire, tout en militant pour la suppression de l’ISF. Il réussit là où Madelin s’est cassé le nez. En déplaçant le débat politique sur la droite, Notre Saint-homme a même rendu Le Pen inutile. Rompu aux techniques de communication media les plus modernes, Net.Sharky continue à créer l'événement. Par sa formule "travailler plus pour gagner plus", le candidat séduit autant les ouvriers et employés au pouvoir d'achat restreint que les entrepreneurs allergiques aux 35 heures. Jonglant entre un discours fiscal plutôt libéral et des références historiques parfois très à gauche, Nico.Sircus réussit toutes les acrobaties.

Ses déco. :
Grand maître de la Légion d'honneur (2007), Chevalier de la Légion d'Honneur (2004), Grand-Croix de l'Ordre national du Mérite, Commandeur de l'Ordre de Léopold (Belgique). Même nos amis les belges s’y laissent prendre !

Ses gros sous :
Niko sans le Sou a fait état d'un patrimoine totalisant 2,04 millions d'euros, principalement en
assurance-vie. En janvier 2007, son équipe de campagne avait précisé qu'il avait payé pour la première fois un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 2006, pour une base imposable d'environ 1 137 000 euros.

Ses petits « plus » :
Notre Sauveur est membre honoraire du Rotary Club de Neuilly et membre du club Le Siècle, réunissant des personnalités influentes de la «
classe dirigeante » française.
Il a été également président de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD) entre le
1er avril 2005 et janvier 2007, et figure parmi les administrateurs de la Société d'économie mixte de Neuilly (Semine) basée à la mairie de Neuilly, qui gère des immeubles résidentiels.

Quelques anecdotes pour « rire » un peu :

* Il a reçu l'humoristique
prix Iznogoud 1999 après son échec aux élections européennes et il a été, plus récemment, la cible d'un bombardement Google associant son nom au mot-clé Iznogoud, « le vizir qui veut devenir calife à la place du calife » dans la bande dessinée homonyme. C'est sous la forme de ce personnage que le dessinateur Plantu le représente fréquemment à la une du Monde. Depuis son élection, Plantu le dessine aussi sous les traits de « Schtroumpf 1er »).
*
Privacy International lui a décerné le prix Orwell 2005 pour l'« ensemble de son œuvre ». Mais qui connaît encore Orwell ?
* En
avril 2007, Petiot Niqueur provoque un tollé en déclarant qu'il « inclinerai[t] […] à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie », et que des jeunes se suicideraient « parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité ». Ses adversaires politiques, tout comme l'archevêque de Paris, Monseigneur André Vingt-Trois, s'alarment de ces propos, tandis que les scientifiques sont divisés. N.S. a par la suite précisé ses propos lors d'une interview publiée dans Libération.
* Le numéro de
septembre 2007 du magazine américain Vanity Fair compte Notre Sarko parmi les hommes les mieux habillés du monde, aux côtés de personnalités comme Brad Pitt ou David Beckham. Selon Amy Fine Collins, une des rédactrices du numéro, « Nicolas Sarkozy est habillé avec une classe internationale. Il a fière allure, à la fois masculin et romantique, avec un sens développé de l'humour et de l'aisance ».

Et pour finir :


Tout cela c’est du passé, certes, mais au moins c’est du concret, voire de l’objectif, des faits, rien que des faits. Qui a dit « tendancieux » ? Moi, de mauvaise foi ? En comparaison, le futur c’est du pré-supposé, de la boule de cristal, certains ont des avis peut-être « autorisés » mais néanmoins prématurés. Si, si, débuts prometteurs me dira-t-on, débuts prometteurs répondrai-je, en ajoutant avec malice qu’un départ en trombe, moteur vrombissant et pneus qui crissent, n’empêche pas de se planter au premier virage, ni de gagner la course d’ailleurs. Un départ en trombe n’indique que la rage de vaincre, pas la capacité à vaincre. Attendons donc la suite de la course !