Quand chat nous tiens...

samedi 18 août 2007

Mon école rêvée

Claude, certes les économistes sont de grands mathématiciens capables de calculer beaucoup de chose, et je suis bien heureux que tu reconnaisses le rôle des maths !
Mais tu sais aussi qu'on peut souvent prouver par le calcul tout et son contraire... Et qu'il est dommage que les économistes ne puissent appliquer la solution miracle qu'ils détiennent... Mais peut-être est-ce tout simplement parce qu'il y a aussi des positions opposées chez "les économistes" et qu'ils ne détiennent pas de solution miracle !

Reste le problème que, comme tu le dis si bien, cela ne marcherait pas si tout le monde faisait cela en même temps, ne serait-ce que parce que le "dynamisme" des écoles privées vient en bonne partie du contexte qui englobe l'école publique, si toutes les écoles étaient privées elles finiraient par rencontrer les mêmes problèmes que l'école publique. Tout le monde ne peut pas appartenir à "l'élite" ou alors ce n'est plus une élite. Ta preuve est donc bien "incroyable" et je n'y crois pas...
Mais quand tu dis que, même sur ses corps de métier, l'état est incapable de fournir une prestation correcte, je pondèrerai les choses en disant qu'il fournit une prestation "perfectible" en sachant qu'elle a un côté "correct" puisqu'on ne vit pas si mal en France, en tout cas mieux que dans de nombreux "ailleurs". Et cela même s'il faut rationaliser à mon avis également !
En définitive, concernant l'enseignement, je ne lis pas trace de soupçon d'élément de réponse à mes questions sur l'organisation de l'école !

N'y aurait-il pas de réponse évidente ? L'ordre de calcul, quels besoins à satisfaire donc quels moyens à mettre ne serait-il pas le bon ordre de calcul, mais vaut-il mieux calculer combien de chômeurs à faire travailler et donc quels besoins à créer éventuellement ? Cette réflexion sur qu'est-ce qui est cause, qu'est-ce qui est effet n'est-elle pas fondamentale ? N'est-ce pas par manque de ce fondement que les débats tournent souvent autour de stériles discussions de chiffres ?

Ci-dessous mes éléments de réponses, en sachant qu’ils n’ont rien de « définitifs » puisque le sujet est difficile. Je vous laisse le soin de calculer les besoins en nombre de profs…

* Combien d'élèves au max. par classe ? 20 à 30 maxi. Suivant les classes, leur niveau, leur population.
* Quel taux de surveillants par élève ? 1 pour 50 élèves, également suivant le type de population, et en sachant que leur activité ne se résume pas à de la "surveillance" pure et dure.
* Combien d'heures de cours par semaine un élève doit-il suivre ? 20 à 25 heures, hors sport et activités diverses.
* De combien de bacheliers avons-nous besoin ? et de docteurs ? et Énarques ? Bacheliers = ¾ d’une classe d’age maxi. mais avec valorisation importante des autres filières. Combien d’Enarques ? Il parait qu’on nous envie l’ENA, mais le problème n’est pas tant « combien d’énarques » que « quel pouvoir leur donner ». En sachant que le principe de sélection même, qui s’applique aux élites, sélectionne non seulement les capacités purement « intellectuelles » mais sélectionne surtout par effet parasite certaines qualités « humaines » pas toujours très humaines…
* L'école doit-elle être obligatoire jusqu'à 16 ans ? Oui.
* Ne faut-il pas supprimer les maternelles et les remplacer par des crèches ? Surtout pas.
* A-t-on vraiment besoin d'un remplaçant en cas d'absence d'un prof ? Oui, c’est ce que réclament tous les parents d’élèves qui travaillent, même la plupart de ceux qui crient au scandale du nombre excessif de profs !
* Un lycée a-t-il besoin d'un directeur et de tout plein d'administratifs qui ne servent à rien ? Bien évidemment.
* La formation des formateurs sert-elle vraiment à quelque chose ? Un prof devrait consacrer au moins 15% de son temps à sa formation continue.
* L'égalité sociale doit-elle passer par l'école ? C’est un fait incontournable, lié à l’obligation de l’école !

Aucun commentaire: