Quand chat nous tiens...

mardi 17 juillet 2007

Figures de style

Modestus ma non wiki.
Autre source d'info. pour faire avancer le débat ;

Les coquelicots
Ils éclatent dans le blé, comme une armée de petits soldats:
mais d'un bien plus beau rouge, ils sont inoffensifs.
Leur épée, c'est un épi.
C'est le vent qui les faits courir, et chaque coquelicot s'attarde,
quand il veut, au bord du sillon, avec le bleuet, sa payse.

Comment distinguer comparaison et métaphore ?
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a. Comparaison : Une comparaison réunit deux éléments comparés en utilisant un outil comparatif. Parmi les outils comparatifs, c'est-à-dire les mots qui introduisent une comparaison, le plus fréquemment utilisé est l'adverbe «comme». Mais on peut trouver également les adjectifs : «ainsi, tel, pareil à, semblable à», ou bien des verbes : sembler, ressembler à, paraître» Ex. : Ils (les coquelicots) [élément comparé ] éclatent dans le blé, comme [outil comparatif ] une armée de petits soldats [élément comparé ]. On pourra dire aussi :
Les coquelicots ressemblaient à une armée, étaient semblables à, étaient pareils à, semblaient être tels. L'auxiliaire être, qui établit une assimilation directe entre deux éléments, ne constitue pas un outil comparatif. Par exemple, la phrase : «Les coquelicots sont une armée de petits soldats», n'est pas une comparaison, mais une métaphore.
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b. Métaphore : Une métaphore réunit également deux éléments comparés mais sans utiliser d'outil comparatif. Pour reprendre l'image des coquelicots et transformer la comparaison en métaphore, on aura :Les coquelicots, [élément comparé ] une armée de petits soldats, [élément comparé ] éclatent dans le blé. Construction de la métaphore : d'un point de vue syntaxique, la métaphore peut se construire de trois manières différentes.
* par une apposition : Ex. : Les coquelicots, une armée de petits soldats, éclatent dans le blé. Dans ce cas, «une armée de petits soldats», à laquelle sont comparés les coquelicots, est apposée (placée à côté et séparée par une virgule) au terme «coquelicots».
* par un attribut: Ex. : Les coquelicots sont une armée de petits soldats qui éclatent dans le blé. Ici, «une armée de petits soldats» est attribut de «coquelicots».
* par un complément du nom : Ex. : Une armée de coquelicots éclate dans le blé.
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Cette fois, la construction est plus complexe, et la métaphore est plus difficile à repérer. En effet, «une armée de petits soldats» n'est plus répété intégralement : «les petits soldats» ne sont que mentionnés car, dans cette présentation de la métaphore, il y a concentration de l'expression : on passe directement à «une armée de coquelicots» sans suggérer clairement que les coquelicots sont des «petits soldats». Lorsqu'une métaphore est développée tout au long d'un texte ou simplement dans une partie du texte, elle est appelée métaphore filée. La métaphore est donc dite «filée» lorsqu'elle se poursuit grâce à d'autres éléments imagés. Ex. Dans le poème en prose de J. Renard, se développe la métaphore filée de la guerre à travers trois expressions : «éclatent une armée de petits sol dats», puis «inoffensifs», enfin «leur épée».
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Expressions métaphoriques : Dans la langue française, plusieurs types de mots peuvent avoir une valeur de métaphore.
Ex. : le nom : un ours = un homme bourru et sauvage un agneau = une personne douce L'adjectif : une vie orageuse = tourmentée le participe : pétrifié d'étonnement = figé comme une pierre fondant en larmes le verbe : sonder les esprits = chercher à connaître les pensées l'adverbe : répondre sèchement recevoir froidement
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2. La catachrèse : La catachrèse est l'utilisation métaphorique d'un mot pour remplacer un terme qui n'existe pas dans une langue donnée. On parlera, par exemple, des «bras d'un fauteuil» car il n'existe pas de terme spécifique pour nommer cette partie du fauteuil. On utilise alors la métaphore du bras. On aura même les expressions suivantes :
-un bras de mer -les ailes d'un bâtiment -la tête d'un clou.
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3. La métonymie : La métonymie est le procédé qui consiste à nommer une réalité qui serait trop longue à expri mer, par une autre réalité qui est liée à la précédente par un lien logique facilement identifiable. La métonymie est donc un raccourci d'expression.
Ex. : boire une bouteille = le contenu d'une bouteille, lire un Zola = un ouvrage de Zola, écouter du Chopin = de la musique de Chopin, fer qui cause ma peine = pour épée.
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4. La synecdoque : La synecdoque constitue une variante de la métonymie. C'est le procédé qui consiste à nommer une réalité par une partie seulement de cette réalité.
Ex. : Vivre sous le même toit. Le toit, qui est une partie de la maison, remplace ici le mot «maison». Ex. : une méchante langue : un individu qui dit du mal d'autrui. Il est âgé de douze printemps : douze ans. Je ne regardai ni l'or du soir qui tombe, ni les voiles au loin descendant vers Harfleur.
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Les notes qui précèdent sont extraites du volume suivant :Nayrolles, Françoise. Pour étudier un poème. Profil no 421. Hatier, Paris, 1987.

lundi 16 juillet 2007

Chat Percho 8 - De la parole

Ma chronique vespérale :

La pire et la meilleure des choses :

Ce soir c’est jour de langue, ou plutôt de langage. Langue parlée, écrite, étrangère, de bœuf, de bois ou de vipère, le langage est le propre de l’homme, comme tant d’autres petites choses qui font vraiment l’homme très propre. Mais à quoi sert-il ? D’où vient-il ? Comment fonctionne-t-il ?

> Il semblerait que la fonction première du langage soit de relier les hommes, socialement parlant. Le struggle for life a retenu l’homme non parce qu’il est le plus fort, le plus beau, le plus prolifique (au moins au départ !) mais parce qu’il a su s’organiser en société. Le langage rempli ainsi la fonction de l’épouillage chez les singes (qui comme chacun le sait n’a pas l’hygiène comme vocation principale) Le langage est lien social avant tout, la communication, et la « culture » qui va de pair, peuvent très bien passer par la gestuelle.
> Une fois en place, l’homme s’est néanmoins vite aperçu de la puissance communicante qu’apporte le langage. C’est donc aujourd’hui l’outil culturel par excellence, l’outil de communication universel même si ces idiots d'idiomes ont une fâcheuse tendance au glissement sémantique ce qui finit par en limiter la portée. Toi y en a pas comprendre ?
> Le langage a une troisième fonction extrêmement importante pour le développement du cartésianisme ; La structuration de la pensée. Effectivement qui peut se targuer d’avoir une « pensée » profonde, une conscience corticale aiguisée, une bonne compréhension du monde, sans passer par la cristallisation de sa raison autour des germes que sont les mots. Toi y en a comprendre ? La perte du langage est d’ailleurs très invalidante, pas seulement pour la communication mais aussi pour la perte de capacité à formaliser son entendement.
> Des psychiatres et neurologues de toutes obédiences se sont longuement penchés sur le support physiologique de l’esprit et du langage. Paul Pierre Broca, par exemple, nous a localisé le centre de la parole dans le cerveau ; l’aire de Broca comme il se doit. Et à gauche toute. Bon, d’accord, les analyses actuelles sont un peu plus nuancées, on s’est par exemple aperçu que Paul s’était planté dans son étude anatomique et que l’aire de Broca aurait du être plus étendue… Mais rassurez-vous la parole reste majoritairement à gauche ! Des expériences très intéressantes liées aux quelques opérations de scission du corps calleux, centre intercom entre hémisphères, nous ont montré que les deux moitiés du cerveau peuvent vivre leur vie indépendamment, avoir des pensées et une conscience séparées. La démonstration a été difficile à faire car seul le cerveau gauche prend la parole et chacun sait que le plus bavard a toujours tendance à éclipser son voisin ! Comme dirait quelqu’un que nous connaissons bien ; Je parle donc je suis.
> Indépendamment des circuits cérébraux d’émission et de compréhension du langage, reste le problème physiologique de l’articulation des sons. La langue et sa mobilité et surtout le larynx et sa descente. Cette descente du larynx se fait dans les quatre premiers mois chez le nouveau-né et elle n’est apparue que très tardivement chez l’homme. Cette descente serait liée à la position de l’os hyoïde, lui même relié à la station debout. La position de cet os serait encore en évolution chez l’homme et dans l’avenir, qui sait, le langage SMS sera peut-être un précurseur des nouvelles capacités de phonation de l’homme (comme la forme du melon était un précurseur de l’apparition du couteau et de la structure familiale).

Fin provisoire du sujet, puisque c’est un sujet qui fait parler. Un peu de téléologie, il est fait pour ça. Dieu a donné la parole à l’homme pour qu’il puisse discuter du langage, parce que si c’était pour parler de la pluie et du beau temps, les gestes, le baromètre, le parapluie et Gilot-Pétré auraient suffit…

samedi 14 juillet 2007

Chat Percho 7 - Du Principe Anthropique

Une chronique méridienne :

Prélim. :

Je ne peux m’empêcher d’apporter quelques remarques au dernier texte proposé par Alain. Après tout, à défaut d’être un lieu de vérité absolue, le Chat reste un lieu d’expression libre. Comme toujours ce sont MES remarques, MON point de vue sur la « réalité » de ce bas monde.

Je doute donc je suis :

Le scientifique a une telle expérience du doute qu’il met tout en œuvre pour lever ce doute, du moins dans l’étroit domaine de la science qui le concerne, le reste, pour lui, c’est de la philo… Philosophiquement, psychologiquement, scientifiquement parlant, chez les personnes qui ont un minimum d’intérêt pour le monde qui les entoure et ses mécanismes intimes, le questionnement est un puissant moteur, une source de dynamisme, un besoin profond.

Principe anthropique, ou pourquoi 7,82 millions de volts :

Depuis qu’il fait « des maths » et de la quantification, l’homme se questionne sur la beauté formelle ce celles-ci et sur l’extraordinaire enchaînement et ajustement des nombreux paramètres nécessaires pour faire ce monde tel que nous le connaissons. Rappelons quelques notions ;
> Les lois de la physique sont toutes basées sur des « Constantes » dites fondamentales. Ce sont des quantités qui n’ont pas d’explication (comme les postulats mathématiques) et qui sont considérées comme invariables dans le temps et l’espace. Cette situation est quelque peu inévitable : Puisque ces quantités n’ont pas d’explication on ne peut que les considérer comme « constantes » car on n’a aucun moyen d’imaginer qu’elle autre valeur elles pourraient avoir (cette stabilité supposée est aussi validé par le principe du rasoir d’Occam). Si par hasard des mesures montrent la variation d’une présumée constante dans le temps ou l’espace, une modification des théories de base va permettre de modéliser (donc d’expliquer) cette variation en utilisant de nouvelles Constantes. Donc retour à la case départ avec des quantités de nouveau constantes ! Cela ne marcherait pas si les constantes variaient « au hasard », mais alors nous quitterions le domaine de toute science possible.
> Ces constantes sont parfaitement « réglées » pour que le monde soit ce qu’il soit et pour que mon ordinateur ne plante pas toutes les cinq minutes. La variation d’un chouïa de l’une d’entre elles entraînerait une modification de l’univers telle que nous ne serions pas là pour en discuter. Quel miracle que mon ordinateur puisse fonctionner ! ? ! ?
> Donc si nous sommes là devant notre écran c’est que ces constantes ont toutes les « bonnes » valeurs. Il ne peut en être autrement. C’est le principe anthropique. Ce principe admet deux versions ; La version « laïque » qui dit simplement que tout évènement improbable est quand même « probable », et que le seul fait d’observer un évènement improbable nous montre que cet évènement s’est réalisé sans violer aucune loi. Par exemple si je tire un jeton numéroté dans un sac de gogol jetons je sors un n° alors que celui-ci n’avait qu’une chance sur gogol d’apparaître (rappel ; gogol = 10^100), ce qui est bien peu il faut l’avouer ! Puisque je l’observe, l’improbable est donc réalité et fait gagner certains au Loto ! La version « religieuse » du principe anthropique dit simplement que les constantes ont la valeur qu’elles ont parce que « Dieu l’a voulu », pour nous, si Dieu ne nous avait pas voulu il ne se serait pas emmerdé à calculer toutes ces constantes, ce qui a du être très compliqué. A noter que ces deux versions ne sont nullement incompatibles ni exclusives.

Et Feynman dans tout ça ? :

Richard était un pragmatique, il acceptait les principes dit « de Copenhague » avec une conviction très modérée. Il est en fait l’initiateur d’une vision plus « instrumentaliste », donc « causaliste ». On ressent dans son texte la croyance en une « explicabilité » globale du monde, une forme de « mécanisme », d'ailleurs très cohérente psychologiquement avec ses talents de calculateur ; puisque les lois qui le régissent sont universelles, immuables et connaissables, on peut tout expliquer au prix d’un peu de sueur intellectuelle. Sa vision d’une « chaîne » de causalité implique une continuité entre les notions et une calculabilité générale.
Cette vision a vécue, notamment avec les développements issus de la démonstration par Gödel en 1931 de « l’incomplétude » des mathématiques. Et surtout par la formalisation de la théorie du chaos dans les années 70 (donc après l’écriture du texte de Feynman) qui montre que, de fait, presque rien n’est calculable ! (même le mouvement de la terre autour du soleil est chaotique).
Dans la vision ; Les maths expliquent la physique qui explique la chimie qui explique la biologie qui explique la physiologie qui explique la psychologie qui explique la sociologie qui explique l’économie qui explique pourquoi mon ordinateur vaut 600 €, en fait le « qui explique » ne peut aboutir à aucune quantification précise, aucun calculateur ne pourra jamais le faire pour toutes précisions de calcul arbitrairement choisies. C’est un peu gênant scientifiquement parlant, en tous cas, ça laisse du champ aux devins et voyantes de toutes sortes, qui par effet placebo vont se montrer aussi « efficaces » que bien des calculs scientifiques…
Mais pour paraphraser Richard, en tenant les deux bouts au moins sommes nous sur de tenir le bon bout ! Voilà qui devrait faire plaisir à Claude.

jeudi 12 juillet 2007

Chat Percho 6 - Des Maths

Ma chronique vespérale :

Les Maths c’est son démon :

Ce jeudi 12 = 2 x 6 = 2 x 2 x 3, pas très premier tout ça. Quoi qu’il en soit, journée fructueuse en joutes oratoires sur les échecs des maths. Certes Claude, tu as raison de te persuader que les maths ne sont pas tout, mais si tu ne vois pas que la clé des maths est indispensable pour ouvrir la serrure des sciences, tu te trompes. La physique est indissociable des mathématiques, elle en utilise les développements les plus récents, les maths sont à la traîne par rapport aux besoins des physiciens. Mieux, les maths ont permis des « découvertes » qui ont ensuite été concrétisées par des expériences et des mesures, les maths ont la capacité de décrire le « réel » avant même que celui-ci ne soit observé (par exemple les positrons). Et quand je parle de réel, il s’agit d’un réel capable de sauver notre bien le plus précieux, la vie (par exemple la TEP ou Tomographie à Emission de Positrons). Maths et physiques n’ont donc rien d’un amusement pour intellectuels en excès de glucose cérébral, ils appartiennent à notre réalité et sont même la clé de voûte de nombre de nos biens matériels, et peut-être aussi pour certains, un plaisir de comprendre. Et inutile de me dire que le matériel n’est pas tout, je sais, je sais… Les maths sont la clé de la connaissance, celle de la science. Toutefois je n’ai pas dit que c’était la seule, l’unique, l’ultime connaissance. C’est uniquement celle de la création technologique, évidemment pour l’usage de la technologie c’est autre chose…

Math et Mathique vont en bateau :

Le besoin de sélection s’est toujours fait sentir. Dans mon jeune temps, c'est-à-dire très récemment, quelques pouièmes de chronons à l’échelle des temps géologiques (pour une fois ça fait du bien de relativiser, merci la systémique), donc dans mon jeune temps, ô tempora ô mores, la sélection de ceux qui feraient des maths se faisait par le latin ! (le grec c’était encore plus tip-top, je parle de celui qu’on ne parle plus, bien sur) Et c’était déjà très décrié à l’époque ! Comme quoi… Aujourd’hui, renversement de situation, la sélection se fait par les maths, mais il n’y a plus de latin, tout fout le camp ! Et ce n’est toujours pas bien (en fait, je le pense aussi, quel que soit mon discours). Latin, maths, ou toute autre matière socialement en pointe, la sélection reste une sélection, a kind of struggle for life, la matière importe peu et je suis intimement persuadé qu’une sélection par la philo ou par la géo donnerait le même résultat. Les maths sélectionnent la capacité à faire des maths comme tous les tests sélectionnent la capacité à faire des tests ; de Binet, de robinet, ou d’histoire de la systémique, c’est tout d’il même. En fait la sélection sélectionne les plus forts, non pas dans la matière subterfuge, mais par rapport à des critères de compétitivité, de force de travail, de débrouillardise, de sens de la manipulation d’autrui, etc… etc…
D’ailleurs la plupart des prétendus matheux ont tôt fait d’oublier cette beauté formelle sitôt l’escalier monté, c’est bien dommage pour cette matière qui reste confinée à une poignée d’allumés intellectuels et idéalistes, qui ne savent même pas la défendre. Elle ne profite en rien de son statut de matière principale lors des études. Hélas les maths c’est trop sérieux pour être laissé aux mains des politiques… C'est juste bon pour les pays en voie de capitalisme qui n'ont que leur matière grise à revendre (leurs matières premières sont "piquées"), du style URSS, Inde, Chine, pour aller dans le sens de l'histoire.
En fait la sélection, et surtout le pouvoir qui en découle, tourne très vite au profit des dominants par rapport aux dominés. C’est plus une question de psychologie que d’intellect. Si j’avais les dents un peu plus longues (surtout les canines, ce sont les meilleures pour rayer la parquet, je vous les conseille) et un tempérament un chouïa plus égoïste je me ferais un plaisir de lombardiser à la place du Lombard, et c’est le cas de la majorité d’entre nous, j’en suis sur (mon niveau en maths n’est en fait pas si terrible). Ne nous faisons pas d’illusion, le vrai problème vient de là, de l’éternelle structuration sociale qui donne le pouvoir aux plus forts et pas forcément aux plus « compétents » en terme d’imagination et de mise en place de notre mode de vie à tous. Les maths tiennent lieu d’épouvantail, d’argument spécieux quant aux malheurs du monde… L’ami Sark ô a-t-il été le plus matheux, le plus fort ou le plus compétent (pour ne pas séparer ce dernier mot en deux parties) ? je vous laisse deviner, pardon diviner…

Suite convergente :

Bon, c’est vrai, j’ai p’têt été un peu fort. Je suis au fond d’accord sur le « beaucoup d’autres choses » à conditions qu’on me laisse mes illusions d’intellectuel sur l’impérieuse exigence de laisser en paix ces pauvres maths qui nous font vivre (en voilà une phrase bien longue)… Et puis, dites, mouillez le maillot à votre tour ! Qui a une idée de système universel de recrutement ? Levez le doigt d’urgence, la France de Sark vous attend ! Que je puisse rigoler moi zaussi !
Le monde est complexe, heureux les simples d’esprit qui n’en savent foutre rien… Le monde est compliqué, et pourtant il tourne, nous le faisons tourner. Par rapport à lui-même, la place de l’homme est importante dans l’univers. C’est normal, si nous disparaissons tous, plus personne ne nous regrettera, d’où le rôle clé du dernier des Mohicans ; se souvenir, ne rien oublier des maths et de la systémique pour aider au re-départ des générations futures. Par rapport aux forces cosmiques nous sommes un microbien morceau de poussière de rien du tout, mais par rapport au steak dans mon assiette, quand même, on pourrait mettre un peu moins d’hormones. Avant de tomber dans l’insondable question métaphysique sur combien coûtera le baril dimanche, parce que Toulouse c’est achement loin, je vous souhaite le bon soir.

mercredi 11 juillet 2007

Chat Percho 5 - Des Sens

Ma chronique vespérale :

Un peu de sens dans notre monde de ouf :

Nous parlons beaucoup de nos relations avec le monde mais par quelles modalités alimentons-nous donc notre cerveau ? Tout simplement par le canal des sens ; pas les sens uniques ou interdits ou giratoires, non, ceux que l’on met en éveil. J’évoquerai donc ce soir mon point de vue (un peu iconoclaste) qui fait du sixième le huitième sens :

* Le premier d’entre nos sens, en terme d’importance corticale, est la vision, sens du monde par excellence, grande organisatrice de nos synapses, unificatrice du cerveau ; chaque œil aboutit aux deux hémisphères. Sens de l’espace et de la distance, sens du raccourci, sens du chasseur, typiquement masculin. Tellement important que chez les Cyclopes les borgnes sont peut-être rois mais aussi aveugles… Sens riche et donc porteur d’Art (la beauté des apparences).

* Le second spatialement développé est l’ouïe. Gros consommateur de puissance neuronale de par son lien avec le blabla et son corollaire ; le discours sur la systémique. Sens social, sens du partage. Un sens sans « paupière » apparente mais que l’on peut étonnamment moduler ; « il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre » a bien un sens profond ! Sens du rythme et du battement, également créateur d’Art pur (la musique).

* Le troisième, en prise direct avec le cerveau, le sens émotionnel par excellence, le seul qui voit ses neurones entièrement renouvelés plusieurs fois l’an, le sens Proustien émoustilleur de l’hippocampe et de la mémoire, j’ai nommé, l’odorat. Sens animal et limbique, en déshérence chez nous. Egalement sonde de l’inconscient, grâce à son organe voméronasal (véritable scanner chimique et lecteur des phéromones) qui donnerait dit-on leur capacité de pressentiment aux femmes, voyantes et autres sorcières, et donne tout simplement « du nez » aux hommes.

* Le quatrième est une quasi extension du précédent, à lui seul il fait un peu « cheap ». Mais il a le bon goût de nous donner plaisir à festoyer. Sens élémentaire, alimentaire, on lui donne aujourd’hui un domaine de sensibilité limité à cinq saveurs de base ; le sucré, le salé, l’acide, l’amer et le savoureux (umami). Mais certains pensent qu’il est en fait plus subtil et que cette classification est trop cartésienne et pas assez systémique (merci qui…). C’est aussi le sens de la sécurité nutritionnelle et le moteur de l’appétence.

* Le cinquième sens est celui du plaisir et de la douleur, le sens à fleur de peau. Si peu uniformément réparti que sa traduction en surface pondérée donne un homoncule des plus grotesques mais des plus réjouissants. Un sens qui certes nous touche, un sens épidermique, le sens de la possession, de la mainmise et de la maîtrise. Celui qui nous donne du doigté. Un sens plus social qu’il n’en a l’air, et surtout le sens sexuel par excellence.

* Plus original et moins commun, je reconnais comme sixième sens la proprioception, sens de l’être et du mouvement. En connexion avec le cortex somesthésique il nous fait percevoir la masse, le poids des corps, l’immobilité et la dureté du mur contre lequel on vient se taper la tête, la bassesse de la terre, l’inertie universelle et la rotation qui vient nous brouiller la physique mathématique. C’est le sens de la matière par excellence, le sens Galiléo-Newtonien qui nous fait sentir la première et dure réalité des choses. Un sens global pour ne pas dire « systémique » qui mobilise de nombreuses connexions nerveuses, qui apparaît tôt lors de l’embryogenèse et qui mériterait bien d’être le premier…

* Le septième organe sensoriel est tout simplement notre cerveau, avec son don d’analyse et d’extension, de dépassement des autres sens, Avec cette faculté d’appréhension d’un monde-système, porte d’accès à la complexité. Je le résumerai en le réduisant tout simplement aux Mathématiques ; vrai septième sens dans la mesure où elles nous donnent à vivre une expérience que nous n’aurions pas sans elles. Aux quelques chanceux du cortex qui les maîtrisent, les maths permettent de toucher la quantique, de voyager dans le temps, de ressentir des espaces et des réalités inaccessibles aux autres sens. Espaces et réalités pourtant doués d’une indéniable existence propre puisqu’ils sont supports de notre technologie actuelle.

* Mon huitième sens est ainsi le sixième sens commun… Et il me dit que mon lit m’attend…

Amis du petit matin bien blême ce soir, bon jour.

mardi 10 juillet 2007

Chat Percho 4 - Des Doutes

Ma chronique vespérale :

Choirée achtuchieuge pour chamuger :




Histoire de priorités :

Claude, je vois avec plaisir que tu me laisses DES priorités. Un pluriel ouvreur de porte… Sur un autre sujet, ça me fait penser que nos amis d’outre-manche, pourtant plutôt habitués à une politique libérale, sont quand même les fervents défenseurs d’une priorité à gauche.

Vibrant témoignage :

On m’aurait vu à Blagnac ? Si loin d’ici au prix où est l’essence et au vu des réductions budgétaires dont la « maison » est friande ? Voilà quelques arguments sérieux alors que pour le reste…
Ne serait-ce pas quelque circuit neuronal qui aurait mal interprété un signal rétinien ma foi bien peu cartésien ?
Lors de cet instant fugace et fugitif ne serait-ce pas quelqu’ hologramme qui aurait abusé d’un hippocampe prompt à mémoriser une idée de la réalité plutôt que la réalité elle-même ?
N’y a-t-il pas eu quelque trou cosmique, quelque contorsion de l’espace-temps qu’une analyse systémique, intégrant les derniers résultats de la quantique, montre possible ; le fortement et grandement très très très peu réalisable ayant toujours la possibilité de se réaliser quand son temps est venu ?
L’homme qu’a lu l’homme qu’a vu la bête ne participerait-il pas à la course d’un bruit infondé ? Que sait cet homme, au fond, à part ce qu’il comprend de quelques signes tout juste interprétables sur son écran ?
Ces octets là se sont-ils vraiment transportés, recopiés, fait triturer par un processeur qu’il est nécessaire d’hyperventiler sous peine d’auto-destruction, informatiquement interprétés par des programmes dont on sait la richesse en bogues de toutes sortes, cela sans qu’aucune distorsion ne vienne les modifier ?
Et puis la grosseur des caractères affichés ne serait-elle pas le signe d’une importante myopie qui laisse planer le doute sur l’observation faite par ces yeux là ? Leur couleur même, plutôt inhabituelle et tout à fait caca, ne serait-elle pas la preuve d’une vision daltonienne et déformée, d’une invalidante maladie oculaire ?
Et encore, 2% d’entre nous sont suspectés de souffrir de prosopagnosie, un pourcentage non négligeable qu’un adepte de la systémique se doit de considérer, pour ne pas dire « envisager ».
Les choses sont-elles vraiment ce qu’elles semblent être alors qu’elles ne sont connues qu’au travers du filtre de notre imparfait cerveau ? Edgar s’appelait-il vraiment Morin ? A-t-il écrit un livre ou n’est-ce pas l’un de ces envahissants nègres qui nous pourrit l’intellect ?
En un mot comme en cent, révision faites des derniers savoirs de la science et intégration de ceux-ci dans une vision systémique, n’est-on pas en droit de penser que le révisionnisme a de beaux jours devant lui ?
Personnellement j’appliquerai le principe du rasoir d’Occam pour éviter à mes neurones de griller sous les coups de boutoir d’une analyse parfois trop systémique…


Amis du soir, bonsoir, amis du petit matin blême, de même.

dimanche 8 juillet 2007

Chat Percho 3 - Des cartes

Ma chronique vespérale :

Ce soir, Descartes va-t-il faire long feu ?

Claude, tu n’as pas tout à fait tort mais pas tout à fait raison non plus. Etonnant non ! Très systémique en tous cas.
Je vais compléter mon point de vue. Effectivement le verbal n’a pas toujours l’objectivité que l’on veut lui croire. Comme tes exemples le montrent, les mots sont multi-contenus et prennent un malin plaisir à brasser et mélanger les idées, au point qu’une analyse précise de leur signification demande souvent un effort de réflexion.

Réfléchissons sur un autre exemple ; la notion de couleur est scientifiquement très objective, la couleur s’analyse précisément comme un ensemble de longueurs d’ondes (la notion de « spectre » est aujourd’hui bien appréhendée par qui a un minimum de culture technique) et comme l’effet de ces longueurs d’onde sur les pigments de la rétine (notion que l’on retrouve dans la très utilisée quadrichromie). Et pourtant, au travers du langage, cette notion peut être « dévoyée » comme toutes les notions courantes et l’on peut ainsi parler de la prune NOIRE qui est ROUGE parce qu’elle est encore VERTE !

La notion de couleur est on le voit quelque peu polymorphe dans cette phrase, alors que sans analyse on peut penser que la couleur c’est simple et parfaitement objectif… Mais pour autant le langage est-il ou n’est-il pas cartésien ? En regardant de plus près, le NOIR est une caractéristique parfaitement cartésienne : Des spécialistes qui ne comptent pas pour des prunes (les systématiciens…) ont classifié cette espèce là et lui ont donné le nom de « Noire », sa couleur à maturité. Les yeux de tout un chacun (sauf les daltoniens peut-être) voient bien que cette prune est ROUGE, sa couleur à l’instant. D’un commun accord interpersonnel, pouvoir donner un nom de couleur aux choses n’est pas vraiment anti-cartésien. De plus la majorité d’entre nous connaît suffisamment la biologie pour savoir que les fruits ne naissent pas tout faits dans les choux mais passent par une phase de mûrissement. Notre regard cartésien va utiliser un mot pour représenter cette phase immuable de la nature, l’analyse de plusieurs fruits nous montrent que statistiquement les fruits non mûrs sont VERTS, nous utiliserons donc ce terme pour représenter un fruit en devenir comestible…

Allons donc, on ne trouve ici que du cartésien, mais diantre, que fait la police ? En fait c’est tout simple, nous avons fait une analyse globale « systémique » en étudiant les interactions entre différents cas cartésiens. Le cartésien ne va pas à l’encontre du systémisme, c’est ce dernier qui nous permet d’avoir une vision globale du patchwork cartésien. Fidèle au poste de la pensée linéaire je reste convaincu qu’elle est une base indispensable. Après, seulement, l’intelligence dépasse ce niveau pour s’essayer à une vision plus globale et pour s’intéresser au « système », interaction de nombreuses pièces, certaines pièces pouvant avoir des effets contraires.

Et pour faire « long feu », je te confirme que les mots sont sujets à « dérive » permanente puisque l’acception aujourd’hui habituelle pour cette expression diverge de sa signification originelle ; poudre qui brûle dans le fusil plutôt que d’exploser et fait donc « long feu », ça merdoie alors puisque la balle ne part pas ! L’expression devrait donc être plus proche de « pétard mouillé » que de « ça n’a pas duré » ou « ça a bien marché ». Mais, pour moi, ce « struggle for life » des mots, cette évolution permanente, n’est ni cartésienne, ni systémique, c’est un état de fait que l’on peut analyser au travers du regard de René comme au travers de celui d’Edgar, c’est juste une question de profondeur d’analyse… Et c'est un état de fait qui aboutit à des définitions à rallonge dans le dictionnaire pour les mots les plus utilisés.

jeudi 5 juillet 2007

Chat Percho 2 - Du René

Ma chronique vespérale :

Ce soir, comment tirer Descartes… de la m…
Ou le plaisir d’un poil à gratter :


René le bien né a révolutionné ce XVIIème siècle par la puissance de son analyse du monde qui l’entoure, encore plongé dans l’ « obscurantisme » médiéval. Pour résumer en quelques mots ce qu’est le Cartésien (exercice certes fort osé) rapprochons sa philosophie du « scientifique » tel que le conçoit la majorité de nos contemporains ; A savoir un monde compréhensible et représentable par des idées, mu par la relation de cause à effet, modélisable au travers des mathématiques, parfaitement « constant » et reproductible dans ses évènements pour peu que l’on puisse en isoler les causes. Un monde connu grâce à une méthode de réflexion mâtinée de rigueur et de doute, de questionnement pour obtenir des certitudes.

La vision mécaniste du monde à laquelle on réduit trop souvent le Cartésianisme (comme simple système hypothético-déductif) a bien sur vécue, notre réflexion s’est aujourd’hui enrichie d’une vision plus riche et détaillée, plus souple, qui dépasse le simple réductionnisme et permet d’intégrer différents courants de pensée. C’est d’ailleurs la vraie richesse du philosophe que de savoir appliquer à bon escient divers paradigmes développés par d’autres grands esprits. Génies sortis de leurs bouteilles personnelles et souvent en opposition entre eux ; le développement complet d’une classe d’idées ne peut se faire qu’au détriment d’autres classes d’idées. La contingence viendra et le monde choisira…

René était donc « multiple » et moins Cartésien que son nom ne le laisse supposer !
A titre d’exemple, il fut créateur de la géométrie analytique: il eut l'idée géniale en son temps de représenter les courbes géométriques par des expressions algébriques ; C’est une ouverture d’esprit tout à fait caractéristique de l’évolution des mathématiques, riches d’une souplesse intellectuelle même dans un domaine particulièrement « rigide » a priori. L’expression du principe d’un « tout » multiple, au travers de la complémentarité retrouvée de deux domaines au départ totalement séparés comme l’étaient l’algèbre et la géométrie, mondes des Nombres et des Formes. Réunir deux univers distincts n’est pas une démarche très Cartésienne en soi !

Et puis le Cogito qui place l’homme en principe premier ne correspond pas au matérialisme communément Cartésianiste, forcément puisque René voyait Esprit et Matière comme deux entités totalement séparées, comme deux univers distincts, il n’y avait donc pas pour lui de schisme intellectuel, de schizophrénie à tenir des raisonnements opposés et parfois contradictoires. Alors qu’aujourd’hui la vision est plus « unitaire » et l’imbrication « matière / esprit » un sentiment plus fréquent. Bref je parlerai de Descartes le Dual, voire le Trial ou le Quartet, n’en déplaise à certains ?

Et pour clore ces bouts d’idées, je dirai que bien évidemment science, philosophie et conception du monde ont fortement évolués depuis 1650, mais que tout édifice repose sur des fondations… Cela va sans dire mais c’est quand même mieux en le rappelant !

mercredi 4 juillet 2007

Chat Percho 1 - Des buts

Hello guys,
Jeudi 00:00, un peu tard pour une réflexion vraiment approfondie, je vais néanmoins tenter d’aligner quelques idées.

Je m’essaierai au live et au synchronique dans la mesure des quelques instants que je pourrai libérer dans la journée. Néanmoins j’ai plus un talent de chroniqueur laborieux qu’une réactivité de rhéteur, pourfendeur d’idées en direct sur la place publique, mais on verra...

Relativité II :
Alain, une mécanique récursive s’auto-utilise elle-même et peut s’emboîter sur un nombre de niveaux a priori sans limite. Un concept tautologique est sa propre justification et abouti a un raisonnement circulaire. Je peux relativiser un fait en le mettant en correspondance avec un autre fait. Cette « relativisation » est une façon de penser que je peux relativiser en exprimant que je suis un peu fatigué ce soir. Et puis je relativiserai ce que je viens d’écrire en expliquant que c’est un exemple. Nous aboutissons bien à une récursivité de la parole et à la création de différents niveaux d’analyse que l’on appelle également des méta-niveaux. Cette capacité de discourir sur son discours est propre à l’intelligence, mais si le niveau supérieur parle du niveau inférieur le contraire n’est pas vrai, il n’y a pas de « bouclage » possible et pas de tautologie. Pour moi le relativisme est une manière de penser qui peut déboucher sur une pensée récursive mais qui n’aboutit pas à tourner en rond dans l’étroite cage de quelques mots. Les lapalissades, truismes et autres pléonasmes sont toujours possibles mais n’ont pas comme origine un souci de relativiser les choses. La « relativisation » élargit au contraire le champ conceptuel et permet souvent d’éviter de rester « coincé » dans un espace sémantique trop étriqué.

Le jour du soleil :
Le dimanche est évidemment culturel, je n’ai pas dit le contraire. Je « relativisais » toutefois en rappelant que le culturel s’appuie sur le naturel, ce qui implique que vouloir changer le culturel n’est en général pas qu’un simple « changement de choix » neutre. Passer à la semaine de dix jours, parce qu’après tout le sept est arbitraire et que ce serait plus facile pour faire des comptes hebdomadaires, n’est pas une évolution culturelle qui a de grandes chances de s’imposer. Qui parle en grades alors que le 360 degré est plus difficile à manier ?

Serais-je gauche ? :
L’analyse de Claude sur un cœur naturellement placé à gauche est juste (mon portefeuille n’est assez lourd à droite pour faire un contrepoids efficace), bien que ses prémisses soient fausses. Je n’ai pas parlé de politique parce que je n’ai pas eu le temps de tout aborder. J’ai mes raisons et la capacité de les défendre face à d’autres raisons. C’est donc un sujet sur lequel je reviendrai.
Pour commencer, j’ai la conviction que la nature des processus qui conduisent un homme au pouvoir (tant dans un système démocratique que dans un système totalitaire) fait appel à une psychologie de type égoïste et émotive plutôt qu’à des principes altruistes et rationnels. Or, la « Politique » telle que je la conçois, pour être efficace et égalitaire devrait se baser sur une certaine empathie avec « l’autre » et dépendre de mécanismes cartésiens. En résumé, je trouve la politique trop sérieuse pour être confiée aux hommes politiques, et les hommes politiques trop « menteurs » pour croire en leurs propositions de société. En quelque sorte je fais partie des « déçus » de la démocratie. Mais je vote néanmoins toujours, la couleur du bulletin étant susceptible de dépendre du type de scrutin… Trop d’ancêtres ont laissé leur vie à défendre ce droit là pour que je me permette de faire la fine bouche.

Paris-Match :
Le people se vend bien partout. Humain de classe moyenne, et d’inclination exposée au paragraphe précédent, je dirais que je jubile honteusement de voir quelque « grand » de ce monde pris en flagrant délit de turpitude. Joie malsaine ou réaction saine, allez donc savoir ! En tout cas la Carte à Cilia permet de se défouler à bon compte sur ces pourris d’hommes politiques tout juste bons à piquer les sous des travailleurs… Et à plonger pour des profits dérisoires… Avec un peu de chance Sark va faire voter une loi pour rallonger la période des soldes sur 365 jours, ça lui augmentera les profits… Et puis comme la Première Dame sera aussi la Dernière des Traînées… …devant la justice !

La Suite :
Ce nouveau jour d’hui peut-être… Ce jour d’hui sans doute… Ce, après une nuit de conseils…

mardi 3 juillet 2007

Ouverture

Bonjour à tous et merci de votre accueil.
Désolé de ce délai de réponse plus long que ce que vous semblez pratiquer mais il est vrai que j'ai parfois des journées un peu chargée et sans le temps de cerveau disponible nécessaire.
De plus le plaisir de l'écriture et de la réflexion s'accompagne chez moi de transpiration plus que d'inspiration. A défaut d'avoir participé à l'exercice en "temps réel" j'essaierai au moins de tirer profit de cette vision avec recul pour apporter quelques réflexions complémentaires... et quelques compléments à mes réflexions.

La hauteur d'un débat est une notion très subjective et je ne me risquerai pas à vouloir l'élever. En fait, chacun place le débat là ou il le ressent en fonction de l'intérêt porté aux choses débattues. Je pourrais discourir d'équations mathématiques, ce qui serait d'une position intellectuellement considérée comme "élevée", mais je suis avant tout pragmatique et rien ne sert de ratiociner seul dans son coin, la parole, verbale ou écrite, est fondamentalement un échange, la "hauteur" doit se partager. Etre un Pic, même "De La Mirandole" peut être aliénant, cause d'altérité et de difficulté de communication. Mais rassurez-vous je m'estime piètre mathématicien… et si je garde la tête dans les nuages, plus lourd que l’air c’est avec les pieds sur terre.

Comme il faut bien commencer par quelque chose je "piquerai" de-ci de-là, et dans un ordre plus ou moins chrono, quelques unes des nombreuses idées que vous avez évoquées et m'essaierai à les passer par le filtre de mes neurones.

Du lard ou du cochon :
Une louable volonté d’ouverture d’esprit pousse souvent à faire de l’an-anthropocentrisme, et à pousser l’empathie avec nos amis les bêtes jusqu’à glorifier leur mode de vie. Hélas, n’est pas cochon qui veut et la santé humaine ne s’accommode pas des mêmes bains de boue, question d’épiderme et de lard sans doute. Homo sapiensement, parlant, le porc n’est donc jamais qu’un sale cochon… N’ayant jamais fréquenté de verrat et sans goret dans mes relations je ne me prononcerai pas sur l’appétit sexuel de ces derniers. Si besoin est de rameuter les poules je me contenterai d’une posture de coq bien français, sinon l’âne même bâté n’est pas mal monté non plus…

Culture de la nature ou nature de la culture ? :
Quelques mots sur deux notions videuses de stylos. La séparation entre culture et nature est une nécessité intellectuelle, un moyen de comprendre le monde, un pur concept mais pas une chose en soi. C’est toutefois un de ces concepts effectifs qui au travers de la culture (l’hérité) nous donne un certain contrôle sur la nature (la contingence) et nous permet tout simplement de vivre plus vieux par exemple. Ainsi, je suis d’accord sur l’aspect culturel de la notion de « saleté », pour laquelle deux individus peuvent avoir un point de vue différent (comme pour « le sexe est-il sale ? »), mais aussi notion qui recouvre une réalité naturelle, un phénomène très concret qui au travers de l’hygiène fait vivre ou mourir.

L’homme, un animal très terre à terre :
Par définition toute convention est un accord interpersonnel, donc un élément culturel. Mais, mais, mais, n’oublions que tout accord intervient en général sur un vécu commun, naturel donc. Ainsi la durée de la semaine est basée sur l’interférence entre le cycle circadien et la lunaison (4 fois 7 = 28), le motif religieux ne vient qu’après. Peut-on dire que la pause Dominicale n’est qu’un avatar culturel ? Ou une nécessité bassement terrestre…

De la relativité :
Les mots ne sont pas des boîtes, ce sont des meubles à tiroir, même mieux en nos temps d’informatique, des wikis porteurs d’informations et de liens hypertextes. Le relativisme est une notion philosophique ; Opposition au scientisme et promotion d’une forme de loi du plus fort. Dans le langage de tous les jours la « relativité » est un principe de globalisation plus récursif que tautologique, la « vision globale » peut s’auto-inclure mais elle ne s’auto-justifie pas pour autant. La relativité est aussi une notion physique ; c’est alors un bête principe mathématique de symétrie, parfaitement formalisé et libre de toute auto-référence.