Quand chat nous tiens...

mardi 3 juillet 2007

Ouverture

Bonjour à tous et merci de votre accueil.
Désolé de ce délai de réponse plus long que ce que vous semblez pratiquer mais il est vrai que j'ai parfois des journées un peu chargée et sans le temps de cerveau disponible nécessaire.
De plus le plaisir de l'écriture et de la réflexion s'accompagne chez moi de transpiration plus que d'inspiration. A défaut d'avoir participé à l'exercice en "temps réel" j'essaierai au moins de tirer profit de cette vision avec recul pour apporter quelques réflexions complémentaires... et quelques compléments à mes réflexions.

La hauteur d'un débat est une notion très subjective et je ne me risquerai pas à vouloir l'élever. En fait, chacun place le débat là ou il le ressent en fonction de l'intérêt porté aux choses débattues. Je pourrais discourir d'équations mathématiques, ce qui serait d'une position intellectuellement considérée comme "élevée", mais je suis avant tout pragmatique et rien ne sert de ratiociner seul dans son coin, la parole, verbale ou écrite, est fondamentalement un échange, la "hauteur" doit se partager. Etre un Pic, même "De La Mirandole" peut être aliénant, cause d'altérité et de difficulté de communication. Mais rassurez-vous je m'estime piètre mathématicien… et si je garde la tête dans les nuages, plus lourd que l’air c’est avec les pieds sur terre.

Comme il faut bien commencer par quelque chose je "piquerai" de-ci de-là, et dans un ordre plus ou moins chrono, quelques unes des nombreuses idées que vous avez évoquées et m'essaierai à les passer par le filtre de mes neurones.

Du lard ou du cochon :
Une louable volonté d’ouverture d’esprit pousse souvent à faire de l’an-anthropocentrisme, et à pousser l’empathie avec nos amis les bêtes jusqu’à glorifier leur mode de vie. Hélas, n’est pas cochon qui veut et la santé humaine ne s’accommode pas des mêmes bains de boue, question d’épiderme et de lard sans doute. Homo sapiensement, parlant, le porc n’est donc jamais qu’un sale cochon… N’ayant jamais fréquenté de verrat et sans goret dans mes relations je ne me prononcerai pas sur l’appétit sexuel de ces derniers. Si besoin est de rameuter les poules je me contenterai d’une posture de coq bien français, sinon l’âne même bâté n’est pas mal monté non plus…

Culture de la nature ou nature de la culture ? :
Quelques mots sur deux notions videuses de stylos. La séparation entre culture et nature est une nécessité intellectuelle, un moyen de comprendre le monde, un pur concept mais pas une chose en soi. C’est toutefois un de ces concepts effectifs qui au travers de la culture (l’hérité) nous donne un certain contrôle sur la nature (la contingence) et nous permet tout simplement de vivre plus vieux par exemple. Ainsi, je suis d’accord sur l’aspect culturel de la notion de « saleté », pour laquelle deux individus peuvent avoir un point de vue différent (comme pour « le sexe est-il sale ? »), mais aussi notion qui recouvre une réalité naturelle, un phénomène très concret qui au travers de l’hygiène fait vivre ou mourir.

L’homme, un animal très terre à terre :
Par définition toute convention est un accord interpersonnel, donc un élément culturel. Mais, mais, mais, n’oublions que tout accord intervient en général sur un vécu commun, naturel donc. Ainsi la durée de la semaine est basée sur l’interférence entre le cycle circadien et la lunaison (4 fois 7 = 28), le motif religieux ne vient qu’après. Peut-on dire que la pause Dominicale n’est qu’un avatar culturel ? Ou une nécessité bassement terrestre…

De la relativité :
Les mots ne sont pas des boîtes, ce sont des meubles à tiroir, même mieux en nos temps d’informatique, des wikis porteurs d’informations et de liens hypertextes. Le relativisme est une notion philosophique ; Opposition au scientisme et promotion d’une forme de loi du plus fort. Dans le langage de tous les jours la « relativité » est un principe de globalisation plus récursif que tautologique, la « vision globale » peut s’auto-inclure mais elle ne s’auto-justifie pas pour autant. La relativité est aussi une notion physique ; c’est alors un bête principe mathématique de symétrie, parfaitement formalisé et libre de toute auto-référence.

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