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Autre source d'info. pour faire avancer le débat ;
Les coquelicots
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Les coquelicots
Ils éclatent dans le blé, comme une armée de petits soldats:
mais d'un bien plus beau rouge, ils sont inoffensifs.
Leur épée, c'est un épi.
C'est le vent qui les faits courir, et chaque coquelicot s'attarde,
quand il veut, au bord du sillon, avec le bleuet, sa payse.
mais d'un bien plus beau rouge, ils sont inoffensifs.
Leur épée, c'est un épi.
C'est le vent qui les faits courir, et chaque coquelicot s'attarde,
quand il veut, au bord du sillon, avec le bleuet, sa payse.
Comment distinguer comparaison et métaphore ?
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a. Comparaison : Une comparaison réunit deux éléments comparés en utilisant un outil comparatif. Parmi les outils comparatifs, c'est-à-dire les mots qui introduisent une comparaison, le plus fréquemment utilisé est l'adverbe «comme». Mais on peut trouver également les adjectifs : «ainsi, tel, pareil à, semblable à», ou bien des verbes : sembler, ressembler à, paraître» Ex. : Ils (les coquelicots) [élément comparé ] éclatent dans le blé, comme [outil comparatif ] une armée de petits soldats [élément comparé ]. On pourra dire aussi :
Les coquelicots ressemblaient à une armée, étaient semblables à, étaient pareils à, semblaient être tels. L'auxiliaire être, qui établit une assimilation directe entre deux éléments, ne constitue pas un outil comparatif. Par exemple, la phrase : «Les coquelicots sont une armée de petits soldats», n'est pas une comparaison, mais une métaphore.
Les coquelicots ressemblaient à une armée, étaient semblables à, étaient pareils à, semblaient être tels. L'auxiliaire être, qui établit une assimilation directe entre deux éléments, ne constitue pas un outil comparatif. Par exemple, la phrase : «Les coquelicots sont une armée de petits soldats», n'est pas une comparaison, mais une métaphore.
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b. Métaphore : Une métaphore réunit également deux éléments comparés mais sans utiliser d'outil comparatif. Pour reprendre l'image des coquelicots et transformer la comparaison en métaphore, on aura :Les coquelicots, [élément comparé ] une armée de petits soldats, [élément comparé ] éclatent dans le blé. Construction de la métaphore : d'un point de vue syntaxique, la métaphore peut se construire de trois manières différentes.
* par une apposition : Ex. : Les coquelicots, une armée de petits soldats, éclatent dans le blé. Dans ce cas, «une armée de petits soldats», à laquelle sont comparés les coquelicots, est apposée (placée à côté et séparée par une virgule) au terme «coquelicots».
* par une apposition : Ex. : Les coquelicots, une armée de petits soldats, éclatent dans le blé. Dans ce cas, «une armée de petits soldats», à laquelle sont comparés les coquelicots, est apposée (placée à côté et séparée par une virgule) au terme «coquelicots».
* par un attribut: Ex. : Les coquelicots sont une armée de petits soldats qui éclatent dans le blé. Ici, «une armée de petits soldats» est attribut de «coquelicots».
* par un complément du nom : Ex. : Une armée de coquelicots éclate dans le blé.
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Cette fois, la construction est plus complexe, et la métaphore est plus difficile à repérer. En effet, «une armée de petits soldats» n'est plus répété intégralement : «les petits soldats» ne sont que mentionnés car, dans cette présentation de la métaphore, il y a concentration de l'expression : on passe directement à «une armée de coquelicots» sans suggérer clairement que les coquelicots sont des «petits soldats». Lorsqu'une métaphore est développée tout au long d'un texte ou simplement dans une partie du texte, elle est appelée métaphore filée. La métaphore est donc dite «filée» lorsqu'elle se poursuit grâce à d'autres éléments imagés. Ex. Dans le poème en prose de J. Renard, se développe la métaphore filée de la guerre à travers trois expressions : «éclatent une armée de petits sol dats», puis «inoffensifs», enfin «leur épée».
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Expressions métaphoriques : Dans la langue française, plusieurs types de mots peuvent avoir une valeur de métaphore.
Ex. : le nom : un ours = un homme bourru et sauvage un agneau = une personne douce L'adjectif : une vie orageuse = tourmentée le participe : pétrifié d'étonnement = figé comme une pierre fondant en larmes le verbe : sonder les esprits = chercher à connaître les pensées l'adverbe : répondre sèchement recevoir froidement
Ex. : le nom : un ours = un homme bourru et sauvage un agneau = une personne douce L'adjectif : une vie orageuse = tourmentée le participe : pétrifié d'étonnement = figé comme une pierre fondant en larmes le verbe : sonder les esprits = chercher à connaître les pensées l'adverbe : répondre sèchement recevoir froidement
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2. La catachrèse : La catachrèse est l'utilisation métaphorique d'un mot pour remplacer un terme qui n'existe pas dans une langue donnée. On parlera, par exemple, des «bras d'un fauteuil» car il n'existe pas de terme spécifique pour nommer cette partie du fauteuil. On utilise alors la métaphore du bras. On aura même les expressions suivantes :
-un bras de mer -les ailes d'un bâtiment -la tête d'un clou.
2. La catachrèse : La catachrèse est l'utilisation métaphorique d'un mot pour remplacer un terme qui n'existe pas dans une langue donnée. On parlera, par exemple, des «bras d'un fauteuil» car il n'existe pas de terme spécifique pour nommer cette partie du fauteuil. On utilise alors la métaphore du bras. On aura même les expressions suivantes :
-un bras de mer -les ailes d'un bâtiment -la tête d'un clou.
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3. La métonymie : La métonymie est le procédé qui consiste à nommer une réalité qui serait trop longue à expri mer, par une autre réalité qui est liée à la précédente par un lien logique facilement identifiable. La métonymie est donc un raccourci d'expression.
Ex. : boire une bouteille = le contenu d'une bouteille, lire un Zola = un ouvrage de Zola, écouter du Chopin = de la musique de Chopin, fer qui cause ma peine = pour épée.
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Ex. : boire une bouteille = le contenu d'une bouteille, lire un Zola = un ouvrage de Zola, écouter du Chopin = de la musique de Chopin, fer qui cause ma peine = pour épée.
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4. La synecdoque : La synecdoque constitue une variante de la métonymie. C'est le procédé qui consiste à nommer une réalité par une partie seulement de cette réalité.
Ex. : Vivre sous le même toit. Le toit, qui est une partie de la maison, remplace ici le mot «maison». Ex. : une méchante langue : un individu qui dit du mal d'autrui. Il est âgé de douze printemps : douze ans. Je ne regardai ni l'or du soir qui tombe, ni les voiles au loin descendant vers Harfleur.
Ex. : Vivre sous le même toit. Le toit, qui est une partie de la maison, remplace ici le mot «maison». Ex. : une méchante langue : un individu qui dit du mal d'autrui. Il est âgé de douze printemps : douze ans. Je ne regardai ni l'or du soir qui tombe, ni les voiles au loin descendant vers Harfleur.
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Les notes qui précèdent sont extraites du volume suivant :Nayrolles, Françoise. Pour étudier un poème. Profil no 421. Hatier, Paris, 1987.
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