Le 12/03/08 C.R. nous a dit :
Le paradigme écologique est à la mode, il est utile mais charrie beaucoup de faussetés. Quelques exemples d'entourloupes qui jettent un peu le trouble sur l'ensemble de la problématique :- La date prévisible du peak oil ne cesse de reculer (20 ans il y a 30 ans, 30 ans aujourd'hui (à ce sujet, à l'aéroport de Tunis j'ai discuté avec un chercheur prospecteur en champs pétrolifère et m'a dit qu'il y en avait pour 100 ans encore- la voiture ne représente que 12% de la pollution de gaz carbonique mais elle attire comme un paratonnerre la majorité des restrictions et des charges- etc...
Le paradigme écologique est à la mode, il est utile mais charrie beaucoup de faussetés. Quelques exemples d'entourloupes qui jettent un peu le trouble sur l'ensemble de la problématique :- La date prévisible du peak oil ne cesse de reculer (20 ans il y a 30 ans, 30 ans aujourd'hui (à ce sujet, à l'aéroport de Tunis j'ai discuté avec un chercheur prospecteur en champs pétrolifère et m'a dit qu'il y en avait pour 100 ans encore- la voiture ne représente que 12% de la pollution de gaz carbonique mais elle attire comme un paratonnerre la majorité des restrictions et des charges- etc...
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Le 12/03/08 B.V. a répondu :
Le Peak-Oil est attendu dans une fourchette qui va en gros de 10 à 100 ans, ça laisse de la marge ! Et cette fourchette n'a pas beaucoup évolué depuis quelques années...
Le problème est que les porteurs de la prévision "longue" sont en général juges et parties et que nombre des informations qu'ils diffusent tiennent plus de l'intox que de l'info, et sont souvent invérifiables ; la guerre "économique" entre richissimes producteurs (donc exigeants en matière de rentabilité) fait qu'il y a quasiment un expert par champ pétrolifère et que les échanges d'informations sérieuses entre exploitants ne sont pas vraiment de mise... Difficile donc d'avoir des prévisions vraiment crédibles quelles que soient les certitudes exprimées par les prospecteurs de rencontre. Ainsi une compagnie pétrolière a intérêt à déclarer avoir des réserves pour voir le cours de son action monter, mais a intérêt à minimiser celles du concurrent pour voir le prix du baril monter... Les conditions ne sont pas vraiment propices à la transparence !
Les "géopoliticiens" semblent les plus crédibles, ils prennent non seulement en compte les réserves potentielles mais aussi des aspects comme le développement chinois ou la géopolitique des pays musulmans ou ex communistes... Par contre il se font "gonfler" par les compagnies pétrolières seules à connaitre la réalité de leurs réserves. A part les multinationales de l'huile qui interviennent sur leurs propres terrains, aucun organisme ne fait une géoprospection globale suffisamment complète et sérieuse pour permettre une estimation crédible des réserves mondiales . A ce titre le film "There will be blood" nous montre bien la psychologie de base du "chercheur d'or noir" qui n'a pas vraiment évolué et n'est toujours pas porteuse de projets désintéressés pour le bien de l'humanité.
On prévoit que l'augmentation du coût du pétrole permettra d'extraire plus de pétrole ce qui augmentera les réserves mondiales, bien sur, bien sur, c'est tout à fait vrai, une évidence indéniable pour tout bon scientifique ou technologue, mais en disant cela on oublie que le prix du pétrole augmentera D'ABORD et que cela n'empêchera pas l'or noir de devenir rare et cher. On aura bonne mine avec un litre d'essence à 10 € et des réserves décuplées... Ainsi les techniques d'extraction de l'or (jaune) se sont aussi largement améliorées avec le temps, mais l'or reste rare et cher ! De plus l'extraction dans des conditions plus difficiles et moins rentables entrainera plus de pollution globale par litre exploité.
Si les voitures n'étaient qu'une source de pollution au CO², ce serait merveilleux ! Le transport en général est à la fois une nécessité absolue et une grande nuisance, ça explique le débat... La "motorisation" au sens large doit être prise en compte, ainsi la production de carburants d'origine agricole, non seulement utilise des surfaces qui ne peuvent plus l'être pour l'alimentation mais consomme en plus presque autant d'essence qu'elle n'en produit (en exagérant un peu mais pas tant que ça) !
Il est vrai qu'en fermant les yeux on a le grand avantage de ne plus voir les nombreuses entourloupes de ce noir et or domaine...
Le Peak-Oil est attendu dans une fourchette qui va en gros de 10 à 100 ans, ça laisse de la marge ! Et cette fourchette n'a pas beaucoup évolué depuis quelques années...
Le problème est que les porteurs de la prévision "longue" sont en général juges et parties et que nombre des informations qu'ils diffusent tiennent plus de l'intox que de l'info, et sont souvent invérifiables ; la guerre "économique" entre richissimes producteurs (donc exigeants en matière de rentabilité) fait qu'il y a quasiment un expert par champ pétrolifère et que les échanges d'informations sérieuses entre exploitants ne sont pas vraiment de mise... Difficile donc d'avoir des prévisions vraiment crédibles quelles que soient les certitudes exprimées par les prospecteurs de rencontre. Ainsi une compagnie pétrolière a intérêt à déclarer avoir des réserves pour voir le cours de son action monter, mais a intérêt à minimiser celles du concurrent pour voir le prix du baril monter... Les conditions ne sont pas vraiment propices à la transparence !
Les "géopoliticiens" semblent les plus crédibles, ils prennent non seulement en compte les réserves potentielles mais aussi des aspects comme le développement chinois ou la géopolitique des pays musulmans ou ex communistes... Par contre il se font "gonfler" par les compagnies pétrolières seules à connaitre la réalité de leurs réserves. A part les multinationales de l'huile qui interviennent sur leurs propres terrains, aucun organisme ne fait une géoprospection globale suffisamment complète et sérieuse pour permettre une estimation crédible des réserves mondiales . A ce titre le film "There will be blood" nous montre bien la psychologie de base du "chercheur d'or noir" qui n'a pas vraiment évolué et n'est toujours pas porteuse de projets désintéressés pour le bien de l'humanité.
On prévoit que l'augmentation du coût du pétrole permettra d'extraire plus de pétrole ce qui augmentera les réserves mondiales, bien sur, bien sur, c'est tout à fait vrai, une évidence indéniable pour tout bon scientifique ou technologue, mais en disant cela on oublie que le prix du pétrole augmentera D'ABORD et que cela n'empêchera pas l'or noir de devenir rare et cher. On aura bonne mine avec un litre d'essence à 10 € et des réserves décuplées... Ainsi les techniques d'extraction de l'or (jaune) se sont aussi largement améliorées avec le temps, mais l'or reste rare et cher ! De plus l'extraction dans des conditions plus difficiles et moins rentables entrainera plus de pollution globale par litre exploité.
Si les voitures n'étaient qu'une source de pollution au CO², ce serait merveilleux ! Le transport en général est à la fois une nécessité absolue et une grande nuisance, ça explique le débat... La "motorisation" au sens large doit être prise en compte, ainsi la production de carburants d'origine agricole, non seulement utilise des surfaces qui ne peuvent plus l'être pour l'alimentation mais consomme en plus presque autant d'essence qu'elle n'en produit (en exagérant un peu mais pas tant que ça) !
Il est vrai qu'en fermant les yeux on a le grand avantage de ne plus voir les nombreuses entourloupes de ce noir et or domaine...
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Le 12/03/08 A.D. a répondu :
Si je devais faire une synthèse minimale du document de La Recherche, ce serait celle-ci :
. On peut avoir du pétrole encore pour très longtemps, quitte à le fabriquer à partir du charbon.
. Mais il va coûter bien plus cher à produire, et toujours de plus en plus cher, ce qui va causer plein de problèmes, guerres y compris.
. Et de toutes manières, il faudra quand même l'économiser drastiquement (autant que possible au profit du renouvelable), parce que le réchauffement est en train de nous sauter à la figure.
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En fin de compte, les problèmes critiques ne sont en fait pas ceux des réserves, mais ceux des sous en manque et du CO2 en excès.
Si je devais faire une synthèse minimale du document de La Recherche, ce serait celle-ci :
. On peut avoir du pétrole encore pour très longtemps, quitte à le fabriquer à partir du charbon.
. Mais il va coûter bien plus cher à produire, et toujours de plus en plus cher, ce qui va causer plein de problèmes, guerres y compris.
. Et de toutes manières, il faudra quand même l'économiser drastiquement (autant que possible au profit du renouvelable), parce que le réchauffement est en train de nous sauter à la figure.
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En fin de compte, les problèmes critiques ne sont en fait pas ceux des réserves, mais ceux des sous en manque et du CO2 en excès.
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Le 12/03/08 C.R. a répondu :
Intéressant et trés synthétique. Un bémol peut-être : avec la hausse des prix du pétrole, de nouvelles méthodes d’extraction deviennent intéressante qui verront ensuite leurs coûts cuter avec les volumes et l’effet d’apprentissage… Creuser très profond, dans des zones moins prolifiques, etc…
En fait, le pétrole risque de durer encore très longtemps, et il faudrait une sacré innovation en matière de piles à combustible ou de piles électrique pour le remplacer rapidement… Non ?
Intéressant et trés synthétique. Un bémol peut-être : avec la hausse des prix du pétrole, de nouvelles méthodes d’extraction deviennent intéressante qui verront ensuite leurs coûts cuter avec les volumes et l’effet d’apprentissage… Creuser très profond, dans des zones moins prolifiques, etc…
En fait, le pétrole risque de durer encore très longtemps, et il faudrait une sacré innovation en matière de piles à combustible ou de piles électrique pour le remplacer rapidement… Non ?
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Le 12/03/08 A.D. a répondu :
Dans la pile à combustible, tu mets quel combustible ?
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Dans la pile à combustible, tu mets quel combustible ?
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Le 13/03/08 D.E. a répondu :
Cest un peu comme la Sncf, au temps du pétrole pas cher, on a privilègiéles autoroutes et les camions et supprimé les lignes SNCF, actuellement, on se prépare à les rouvrir, because le pétrole cher et rare... Les pommiers, c'est pareil, on a concentré les variétés de pomme sur une trentaine d'espèces rentables comercialement ( Golde, Granny smith et autrespink Lady ( my balls !) et aujourd'hui, on se préoccupe de sauvegarde de variétés de pommier pour cause de sauvegarde de variabilité génétique. Une politique de gribouille...
Cest un peu comme la Sncf, au temps du pétrole pas cher, on a privilègiéles autoroutes et les camions et supprimé les lignes SNCF, actuellement, on se prépare à les rouvrir, because le pétrole cher et rare... Les pommiers, c'est pareil, on a concentré les variétés de pomme sur une trentaine d'espèces rentables comercialement ( Golde, Granny smith et autrespink Lady ( my balls !) et aujourd'hui, on se préoccupe de sauvegarde de variétés de pommier pour cause de sauvegarde de variabilité génétique. Une politique de gribouille...
Si ton chercheur prospecteur travaille pour des compagnies pétrolières, il te dit qu'il ya pour 100 ans de réserves ( après moi le déluge, comme disait le Bienaimé !), si c'est le meme prospecteur / chercheur retraité de la compagnie pétrolière, il te dit que l'on est sur la tôle ondulée du peakoil... question de bouffe à la fin du mois, of course !!!
UN étudiant posait la question suivant à JM Keynes ::: Maaaâtre, quel sera, demain, l'économie, et l'autre de répondre : demain, nous serons tous morts !!!
L'hydrogène qui fait avancer les BMW de pointe est craqué avec des énerges fossiles...
Tu remarqueras , en appui de ce que je te disais précedemment que l'on estinsensiblement passé de la prospection pétrolières dans de bonnes conditions( le terrestre sec ou continenta) , de moins bonnes conditions ( l'off shore) à de très mauvaises et anti écologiques conditions d'extraction puisquel'on en est aux sables bitumineux de l'Alberta ( polluants ) et à prospectersur la fonte des glaciers du nord Canada , Groenland pour faire tourner lesusines , rouler les bagnoles... bref , attendez vous à attendre!!!
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