La "raison" est par nature le fruit de notre cerveau, c'est donc avant tout une interprétation, comme une photo, une image, une peinture interne du monde. Si cette photo est prise avec un bon objectif, une émulsion à faible grain, nous avons affaire à un cerveau "rationnel" et "scientifique" en quelque sorte. Si nous avons une esquisse impressionniste, un festival de couleurs ré-interprétées, nous avons un cerveau "irrationnel" et "artiste". Ainsi, il y a un continuum entre les deux notions de rationnel et d'irrationnel, contrairement à ce que laisse penser l'antagonisme de ces deux mots.Pour le physicien quantique, particulièrement rationnel, la réalité sensible est un leurre, alors que pour le peintre du dimanche, artiste à ses heures, ce qu'il trace sur sa toile est souvent une image qu'il veut fidèle à la réalité perçue. Tout peut donc être traité sur un plan rationnel comme sur un plan irrationnel, le choix d'un mode ou de l'autre n'est qu'un point de vue et n'a pas vocation à définir ce qui est "réel". La raison ne nous guide pas vraiment pour donner une valeur aux choses !
Et puis physiologiquement parlant la distinction entre raison et émotion est beaucoup plus ténue que l'usage de ces deux mots ne le laisse présager. Le cerveau est un tout indissociable, de son fonctionnement émergent les traits de caractère que nous décrit la psychologie. Mais ces propriétés sont émergentes ; pour séparées qu'elles soient par la "raison", elles ne peuvent se mesurer que par leur pouvoir effecteur, elles n'ont pas le pouvoir de nous dire ce qui est le plus "réel".
Et l'art d'interpréter et créer est la qualité première des grands scientifiques tout comme des peintres se sont intéressés aux mathématiques pour quelques unes de leurs plus grandes oeuvres. Voir par exemple le "Corpus hypercubus" de Dali ci-contre, projection en 3D d'un espace 4D. On ne peut empêcher un 'frémissement émotionnel" devant la qualité artistique d'un tel tableau tout en ressentant un "vertige mathématique" en analysant la structure de l'oeuvre ; et Robert fait Carrière dans une même boîte crânienne...
D'ailleurs Claude nous propose allègrement deux solutions opposées ; l'introspection purement interne et l'exospection purement externe, présentées comme une solution unique...
Je ne pense pas que, de son point de vue, Didier ne voie ses positions politiques comme irrationnelles, tout comme Claude nous fait une présentation du "sentiment" somme toute comme un comportement très rationnel par rapport à l'art !
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Qu'Alain ne craigne pas de revendiquer la rationalité pour tout sujet, ce n'est pas plus discutable que de revendiquer l'affectivité. Les deux sont inextricablement liés et complémentaires. Le rationnel pour l'un échappe à la raison de l'autre, tandis que l'autre est insensible à ce qui émeut l'un. On pousse d'un côté, on pousse de l'autre mais le lien n'est jamais rompu comme maintenu par une force forte (au sens de la chromodynamique).
Question ADN rappelons que les mitochondries ne sont pas le noyau mais appartiennent en propre à l'ovule, l'ADN mitochondrial ne nous renseigne donc que sur la moitié de notre filiation et de nos origines. Juridiquement il ne devrait donc permettre à Claude que de réclamer la moitié de l'héritage de son arrière-arrière-arrière...arrière-arrière-grand-mère... Et Claude est né de père inconnu avec cette étude là...
De plus cet ADN n'intervient quasiment pas dans la morphologie de l'individu, ni dans ses capacités cognitives (les gènes sont dans l'ADN du noyau). Mais comme il est plus simple, souvent mieux préservé, et se réduit à la seule branche matrilinéaire il est utilisé très couramment en cladistique phylogénétique pour rechercher l'Ève première ou tout simplement pour étudier les mouvements de population.
Question ADN rappelons que les mitochondries ne sont pas le noyau mais appartiennent en propre à l'ovule, l'ADN mitochondrial ne nous renseigne donc que sur la moitié de notre filiation et de nos origines. Juridiquement il ne devrait donc permettre à Claude que de réclamer la moitié de l'héritage de son arrière-arrière-arrière...arrière-arrière-grand-mère... Et Claude est né de père inconnu avec cette étude là...
De plus cet ADN n'intervient quasiment pas dans la morphologie de l'individu, ni dans ses capacités cognitives (les gènes sont dans l'ADN du noyau). Mais comme il est plus simple, souvent mieux préservé, et se réduit à la seule branche matrilinéaire il est utilisé très couramment en cladistique phylogénétique pour rechercher l'Ève première ou tout simplement pour étudier les mouvements de population.
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